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Projet Optilab : beaucoup de questions pour la Gaspésie

Hôpital de l'Université de l'Alberta

Laboratoire de l'hôpital de l'Université de l'Alberta

Radio-Canada

L'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) et s'inquiète des impacts pour la possible centralisation des tests de laboratoire à Rimouski pour des territoires aussi vastes que la Gaspésie ou la Côte-Nord.

Le projet du ministre de la Santé Gaétan Barette suscite notamment beaucoup de craintes sur les risques associés au transport sur de longues distances. « Ces échantillons vont se promener sur le terrain avec tout le danger que cela suppose quant à la qualité des échantillons qui peuvent être abîmés et qui, au bout du compte, doivent être refaits », indique le porte-parole de l'APTS, Sylvain Lirette.

Les délais de traitement supplémentaires sont aussi parmi les problèmes soulevés par le syndicat.

Silence du CISSS du Bas-Saint-Laurent

Le Centre hospitalier régional de RimouskiAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le Centre hospitalier régional de Rimouski

De l'aveu de M. Lirette peu d'informations ont été transmises sur le projet jusqu'à maintenant par le Centre intégré de santé et des services sociaux du Bas-Saint-Laurent (CISSS). « Rivière-du-Loup conserverait certaines expertises. Les autres hôpitaux vont répondre aux urgences. Les postes de techniciens en laboratoires seront abolis par attrition. C'est une perte d'expertise locale », commente le porte-parole de l'APTS.

Sylvain Lirette pense que cette réforme pourrait entraîner des coûts supplémentaires pour les patients de la région s'il devient préférable de se déplacer pour subir rapidement certains tests.

« Les médecins vont-ils vouloir travailler dans les hôpitaux où il n'y aura plus cette expertise? », se demande de plus Sylvain Lirette. Ce dernier croit qu'à terme cela générera un problème d'attraction et de rétention du personnel médical dans les plus petites MRC.

Des économies

Pour le ministre Barrette, le projet vise à réaliser des économies d'échelle et des gains de productivité en regroupant les spécialités et en achetant des machines à la fine pointe de la technologie.

Toutefois, le projet Optilab, croit l'APTS, pourrait s'avérer plus coûteux que le système actuel. « S'il faut répéter des tests, ce sont des coûts incroyables. Dans la région de Québec, où on a déjà centralisé certains tests, on a déjà des problèmes de transport », relève M. Lirette.

Le porte-parole du syndicat déplore par ailleurs le manque d'écoute du gouvernement sur l'avenir de ce projet.

On peut réfléchir à de nouvelles façons de faire mais on doit écouter l'expertise qu'on a. Est-ce qu'ils sont en train de démontrer que le réseau ne fonctionne pas pour en privatiser une partie? Nous sommes rendus là dans nos réflexions.

Sylvain Lirette, porte-parole de l'APTS

Le ministre Barrette se fait rassurant et assure que le Québec peut centraliser efficacement ses laboratoires. Il admet toutefois que la traçabilité des échantillons pourrait s'avérer un problème et promet l'implantation d'un système informatisé.

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