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Production de passeports avec un système vulnérable à la fraude : les conservateurs se font rassurants

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Le ministre de la Défense nationale, Rob Nicholson

Le ministre de la Défense nationale, Rob Nicholson

Photo : La Presse canadienne / PC/Sean Kilpatrick

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En campagne électorale, mercredi, le ministre sortant des Affaires étrangères, Rob Nicholson, a été appelé à réagir au reportage de Radio-Canada. Des documents internes que nous avons consultés font état de nombreuses failles dans le nouveau système de production de passeports, lancé en mai dernier. Selon ces informations, ce dernier est vulnérable aux erreurs et à la fraude.

Un texte de Brigitte BureauTwitterCourriel

M. Nicholson reconnaît que le nouveau système de production de passeports a des problèmes, mais il se fait rassurant.

« Les erreurs, les problèmes sont vite examinés et corrigés. Le système au Canada est aussi bon que les systèmes ailleurs dans le monde », soutient-il.

Pour sa part, le chef du NPD, Thomas Mulcair, réplique que le gouvernement Harper, au lieu d'adopter de nouvelles mesures antiterroristes, devrait plutôt s'assurer que ce qui existe déjà, comme le passeport canadien, est sécuritaire.

Enquêtes de Brigitte Bureau

Rappels des faits

Au moins 1500 passeports canadiens ont ainsi été fabriqués à partir du nouveau système informatique. Depuis mai dernier, les employés d'Immigration Canada ont signalé plus de 500 problèmes survenus lors de la production.

Des rapports internes préviennent que ces problèmes mettent en péril la sécurité du passeport canadien.

Par exemple, durant plusieurs semaines, il était possible pour des employés d'Immigration Canada de changer la photographie d'un passeport après que ce dernier eut été approuvé.

Aussi, des renseignements essentiels n'apparaissaient pas toujours dans la base de données. Par exemple :

  • le nom des personnes qui ont souvent déclaré leur passeport perdu ou volé
  • les preuves de citoyenneté jugées douteuses
  • le nom des répondants (témoins) soupçonnés d'être des fraudeurs

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