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Train l'Amiral : pas de relance sans plan d'affaires, insiste Robert Poëti

amiral-train-gaspe
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre des Transports Robert Poëti n'aidera pas à remettre l'Amiral sur les rails sans un plan d'affaires qui en prouve la rentabilité.

Le ministre maintient sa position malgré l'appel d'une quinzaine de maires de la pointe de la péninsule gaspésienne. « J'ai demandé à ces gens-là un plan d'affaires. À ce jour, je n'ai rien reçu », dit Robert Poëti.

Il faudrait 1 million de dollars pour réparer le pont entre Douglastown et Haldimand. Cela permettrait au train touristique d'offrir le service de navette aux croisiéristes qui débarquent à Gaspé et veulent se rendre à Percé. Le train est donc resté en gare cet été.

Pour le ministre Poëti, ce n'est pas une priorité : « On n'est pas à un million près pour régler le problème du rail gaspésien, c'est une question de sécurité. »

Les maires et gens d'affaires de cette partie de la Gaspésie considèrent pourtant que le train touristique est un produit d'appel important pour l'industrie des croisières qui est en plein développement. Ils soutiennent qu'en l'absence du train, les entreprises de croisières annulent leurs escales pour l'an prochain.

Robert Poëti nie que le train l'Amiral puisse avoir une incidence sur la fréquentation des croisiéristes à Gaspé. Il y a, dit-il, plus de 19 000 personnes qui sont débarquées à Gaspé l'an dernier. Ils sont plus de 31 000 cette année.

Ouvert à un partenariat

Le rail gaspésien entre Gaspé et PercéAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le rail gaspésien entre Gaspé et Percé est en piètre état

Photo : ICI Radio-Canada

Robert Poëti promet tout de même une rencontre avec les élus de la Gaspésie. « On va regarder ça comme des gens d'affaires. Est-ce qu'on peut regarder ça comme un partenariat plutôt que comme une simple demande? », s'interroge le ministre des Transports

Ce dernier fait valoir que Québec a sauvé in extremis le chemin de fer de la Gaspésie. « Nous avons racheté le rail d'une faillite. Nous avons décidé de redonner ce joyau aux Gaspésiens. Il y aurait pu avoir un privé qui rachète une petite partie du rail et revende le reste pour le métal », lance Robert Poëti. Il rappelle que Québec a investi 44,5 millions de dollars en cinq ans pour restaurer le rail gaspésien.

« L'expérience de la SGCG a été une catastrophe. Avec un nouveau conseil d'administration et de nouvelles personnes, on va sauver le rail. »

— Une citation de  Robert Poëti, ministre des Transports

D'après le ministre, il est économiquement plus rentable d'investir dans le tronçon entre Matapédia et Caplan, où quelque 300 emplois sont dépendants du maintien du chemin de fer.

Québec entend donc prioriser cette partie du rail et a déjà prévu d'investir plus de 30 millions au cours des cinq prochaines années pour sa remise aux normes.

Riposte de Gaétan Lelièvre

Le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, soutient que c'est la première fois que le gouvernement du Québec n'investit pas dans la mise en état du rail en 10 ans.

Il  ne se dit pas surpris des propos du ministre des Transports, Robert Poéti, concernant la réparation du chemin de fer de la Gaspésie. « Ça démontre, commente le député de l'opposition, que le ministre des Transports ne connait pas le dossier du train ferroviaire en Gaspésie et encore moins le train touristique et qu'il n'a aucune intention de s'investir dans la remise en état et je parle, ici, de l'ensemble du rail entre Matapédia et Gaspé. »

Gaétan Lelièvre fait valoir que Québec a tout de même mis la main pour une somme de 3,9 millions de dollars sur un chemin de fer qui en vaut 28 millions « seulement pour la valeur du métal ».

Lors de cet achat, poursuit le député, le ministre s'était engagé à réparer prioritairement le tronçon Matapédia-Caplan puis entre Anse-à-Beaufils et Gaspé. « C'est revenir sur sa parole », souligne Gaétan Lelièvre.

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