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Tensions à Ipperwash : le frère de Dudley George pris dans les flammes

Le chandail de Pierre George, le frère de Dudley George a pris feu dimanche à l'entrée du camp Ipperwash.

Le chandail de Pierre George, le frère de Dudley George a pris feu dimanche à l'entrée du camp Ipperwash.

Photo : La Presse canadienne / Dave Chidley

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La tension est montée dimanche alors qu'une marche dite « de retour à la maison » a été organisée par des membres de la Première Nation Chippewas de Kettle et Stony Point dans le sud-ouest de l'Ontario pour marquer la ratification d'une entente historique avec Ottawa.

L'entente ratifiée vendredi par les membres de la communauté comprend la rétrocession du camp Ipperwash, des terres saisies par le gouvernement canadien en 1942, son nettoyage et un règlement de plus de 90 millions de dollars.

Une confrontation a eu lieu entre plusieurs membres de la communauté à l'entrée du camp Ipperwash. Le frère de Dudley George, Pierre George, a subi des brulures graves après avoir été pris dans les flammes. Il a été transporté à l'hôpital où on ne craint pas pour sa vie. La Police provinciale de l'Ontario a ouvert une enquête sur cet incident et demande l'aide du public.

Dudley George était un manifestant désarmé qui a été abattu par la Police provinciale de l'Ontario en septembre 1995 lors de l'occupation du parc provincial Ipperwash.

Des manifestants ont aussi mis le feu à des pneus à l'extérieur du camp Ipperwash. Ces derniers vivent déjà sur le camp et craignent de perdre leurs maisons.

Des membres de la communauté marchent pour célébrer l'entente avec Ottawa.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des membres de la communauté marchent pour célébrer l'entente avec Ottawa.

Photo : Sara-Christine Gemson

Les marcheurs ont toutefois pu y entrer avec les trois derniers survivants des membres de la communauté qui avaient été déplacés en 1942.

Le chef de la Première Nation, Thomas Bressette, notamment n'est pas entièrement satisfait par l'entente et aurait voulu qu'Ottawa paie aussi les coûts des soins en santé mentale pour des membres de la communauté. Il souligne aussi que le territoire ne pourra pas être utilisé par la communauté pendant 20 ans, le temps qu'il soit nettoyé.

Avec des informations de Sara-Christine Gemson.

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Ontario