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Une candidate bloquiste s'excuse pour avoir appuyé Pegida Québec sur Facebook

La candidate du Bloc québécois dans Ville-Marie—Le Sud-Ouest—Île-des-Soeurs, Chantal St-Onge

La candidate du Bloc québécois dans Ville-Marie—Le Sud-Ouest—Île-des-Soeurs, Chantal St-Onge

Photo : Facebook / Chantal St-Onge

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Il n'y a pratiquement pas une semaine qui passe sans que les médias rapportent des faux pas de candidats sur les réseaux sociaux, que ce soit des photos, des tweets ou des commentaires portant à controverse. Samedi, c'était au tour de la candidate du Bloc québécois dans Ville-Marie—Le Sud-Ouest—Île-des-Soeurs, Chantal St-Onge, d'attirer l'attention.

Le 13 septembre, Mme St-Onge a commenté un événement auquel elle a été invitée sur Facebook. « Je suis désolée mais ma fille se marie à 16 h! Je suis avec vous de tout coeur! », a-t-elle écrit en commentaire sur la page de l'évènement prévu le 26 septembre.

Le hic, c'est que l'événement, intitulé « Rassemblement contre l'austérité politique et religieuse loi 59 (charia) », est organisé par le mouvement Pegida Québec. Ce regroupement controversé, qui s'oppose à « l'islamisation du Québec », a fait les manchettes pour avoir organisé une manifestation dans le quartier montréalais du Petit Maghreb, en mars, qui avait finalement été annulée.

Qui est Pegida Québec?

Les « Patriotes européens contre l'islamisation de l'Occident », connus sous l'acronyme Pegida, ont organisé plusieurs manifestations en Europe au cours de la dernière année. Le groupe a été qualifié d'islamophobe par plusieurs dirigeants européens. En mars, les parlementaires de l'Assemblée nationale ont adopté à l'unanimité une motion pour manifester leur profonde préoccupation à l'égard du groupe Pegida Québec.

Mme St-Onge, ancienne candidate d'Option nationale dans la circonscription de Rousseau en 2014, est enseignante dans une école de la commission scolaire Rivière-du-Nord, dans les Laurentides. Elle réside à Saint-Hippolyte.

À la suite des nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, le Bloc québécois a été avisé de l'affaire par des journalistes, samedi.

Le parti a alors immédiatement informé la candidate de la situation et lui a demandé d'effacer son commentaire.

« C'est une erreur de bonne foi. C'est une méconnaissance des réseaux sociaux », a expliqué Mathieu St-Amand, l'attaché de presse du chef bloquiste, Gilles Duceppe.

« Elle est enseignante. Elle est touchée de plein fouet par les mesures d'austérité de Québec et ne veut certainement pas l'être par les mesures d'austérité du NPD de Thomas Mulcair. Elle pensait donc que c'était un événement contre l'austérité politique et non pas un événement de Pegida Québec », a ajouté Mathieu St-Amand.

Sur sa page Facebook, Mme St-Onge indique qu'elle a participé à des manifestations contre l'austérité en 2014, notamment à celle du 29 novembre, qui avait rassemblé des dizaines de milliers de personnes au centre-ville de Montréal.

Samedi, en début de soirée, la candidate bloquiste a publié un message sur son profil Facebook pour s'excuser et s'expliquer.

« Aujourd'hui, on m'apprend que l'invitation était lancée par un groupe que je ne connaissais pas. On m'a dit que ce groupe était xénophobe, une attitude que j'ai en horreur. Je suis une femme ouverte à la diversité et pour moi nous sommes tous des Québécoises et des Québécois, peu importe notre origine, notre couleur ou autre. Je suis dévastée que certaines personnes puissent croire que je voulais m'associer à ces gens. J'avoue que je n'ai pas été assez attentive. Mais dans tout ceci, j'étais de bonne foi. Encore une fois, j'en suis vraiment désolée. »

Certains l'ont invitée à être prudente avec les médias sociaux. Un internaute a écrit qu'il connaissait Mme St-Onge et qu'elle n'était pas au courant de l'orientation de ce regroupement.

« Je connais personnellement Chantal et je peux t'assurer qu'elle ne fréquente personne de Pegida », a écrit Patrick Beaulieu sur le profil de Chantal St-Onge.

Dérapages sur les réseaux sociaux pour plusieurs candidats

Mme St-Onge n'est pas la première candidate à vivre une situation semblable depuis le début de la campagne.

Le candidat du Parti conservateur dans Hochelaga, Augustin Ali Kitoko, s'est vu montrer la porte après qu'on eut trouvé sur son compte Facebook des photos du chef néo-démocrate Thomas Mulcair.

Chez les libéraux, la jeune candidate dans Calgary Nose Hill, Ala Buzreba, a remis sa démission pour des commentaires assez crus datant d'il y a plus de quatre ans sur son fil Twitter.

Un candidat néo-démocrate en Nouvelle-Écosse, Morgan Wheeldon, a dû céder sa place pour avoir soutenu sur son compte Facebook qu'Israël s'adonnait à un « nettoyage ethnique ».

À cela s'ajoute le départ du candidat conservateur dans Rosemont—La Petite-Patrie, Gilles Guibord, pour ses commentaires jugés sexistes sur le site Internet du Journal de Montréal.

Deux autres candidats conservateurs du Québec ont fait les manchettes pour des commentaires douteux sur leur compte Facebook. Soheil Eid, dans Joliette, a établi un parallèle entre le soi-disant double discours de M. Mulcair sur les oléoducs et la propagande nazie. Wiliam Moughrabi, dans Ahuntsic, a dû effacer des commentaires jugés violents et misogynes.

La candidate bloquiste VirJiny Provost, dans Mégantic-L'Érable, en a fait sourciller plus d'un pour avoir écrit sur un site Internet qu'en cas d'attaque nucléaire, elle amènerait avec elle « son cell, un pénis, ben des chips ».

Enfin, des images filmées à l'aide de caméras cachées montraient le candidat conservatuer, Jerry Bance, en train d'urinerdans une tasse, puis jeter le contenu dans le lavabo alors qu'il effectuait des réparations dans un domicile de Toronto.

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