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Fuir la guerre pour se réfugier au Canada

Garo et Salbi Dawood, des réfugiés irakiens installés au Canada.

Garo et Salbi Dawood, des réfugiés irakiens installés au Canada.

Photo : ICI Radio-Canada/Danny Braün

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La crise des réfugiés syriens n'est pas sans rappeler le dur et long parcours des personnes qui fuient leur pays en guerre. Rencontre avec des réfugiés aujourd'hui installés au Canada et qui ont bénéficié de programmes de parrainage.

Un texte de Danny BraünTwitterCourriel à Désautels le dimanche

Ce sont bien souvent les camps et les cauchemars administratifs qui attendent les réfugiés dans des États qui ne leur ouvrent pas les bras. Ces « migrants » bien involontaires, confrontés à un exil forcé, doivent aussi laisser derrière eux non seulement une patrie, mais aussi une famille, des amis et une grande partie de leur vie.

Et lorsqu'ils arrivent finalement dans un pays qui décide de les accueillir, ils ont le sentiment de tout devoir recommencer à zéro. Au Canada, des programmes de parrainage permettent un tant soit peu d'adoucir cette difficile transition.

Laisser la famille derrière

Nazarine Jabari est arrivée au Canada en 2006, parce que le pays avait la réputation d'ouvrir ses portes aux réfugiés afghans, surtout aux femmes. La professeure raconte qu'elle est venue seule, sans son mari ni ses enfants. Ces derniers ont vécu comme réfugiés pendant des années au Pakistan en attendant d'avoir l'autorisation de venir au Canada.

Chaque semaine, je me rendais au bureau de mes députés pour demander ce qui se passait avec mon dossier. J'ai énormément pleuré. À l'époque, mon plus jeune fils avait quatre ans. Je l'ai revu neuf ans plus tard.

Une citation de :Nazarine Jabari

Pour écouter cet extrait sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

Malgré les préoccupations financières, elle vit ici l'esprit tranquille, sans craindre les bombes et sans s'inquiéter de savoir si ses enfants vont revenir vivants de l'école.

Bien qu'elle commence à profiter de la vie, elle ne comprend pas pourquoi les autorités canadiennes ont attendu si longtemps avant de réunifier sa famille.

Écoutez le reportage de Danny Braün diffusé le 20 septembre à Désautels le dimanche sur ICI Radio-Canada Première.

Le stress de la guerre

Dans le quartier Chomedey de Laval, l'enseigne rouge du restaurant Chef Kebab attire l'oeil. C'est dans cette banlieue de Montréal que la famille Dawood a élu domicile. Garo, le père, est arrivé de Syrie en 2011 après avoir fui l'Irak en pleine guerre. Coup de chance, il a pu s'établir au Canada avec sa femme, ses quatre enfants, sa mère et une tante.

Ces huit personnes ont été parrainées par la maison arménienne Hay Doun, qui a accepté d'être responsable de la famille Dawood pendant sa première année au Canada.

Ici, je suis stressé, je travaille fort. Mais quand je rentre à la maison, je dors quelques heures, je n'ai plus de stress. En Syrie et en Irak, il y a un autre type de stress. [...] Le stress à cause de la guerre, à cause de n'importe quoi qui arrive là-bas.

Une citation de :Garo Dawood

L'image du petit Alan Kurdi

Les gens qui souhaitent parrainer des réfugiés sont fortement encouragés à le faire en collaboration avec un organisme qui a signé une entente de parrainage avec les autorités fédérales ou provinciales.

Au Québec, Action Réfugiés Montréal est un de ces organismes. Son directeur, Paul Clarke, croit que l'image d'Alan Kurdi, le petit Syrien trouvé mort sur une plage turque, a « changé le monde ».

Soudainement, tout le monde parle des Syriens. Je suis très content. Je crie depuis deux ans, et personne écoute, et là, soudainement, les gens écoutent! Bien tant mieux.

Une citation de :Paul Clarke

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Les démarches de parrainage sont plus ou moins longues, selon le pays d'origine. Cependant, elles sont habituellement plus rapides lorsqu'il s'agit d'un parrainage effectué par un groupe de deux à cinq personnes.

Pour voir le graphique sur votre appareil mobile, cliquez ici. (Nouvelle fenêtre)

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