•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Chirurgies au N.-B. : des listes d'attentes plus longues à Moncton

Une chirurgie

Une chirurgie

Photo : IStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le temps d'attente pour une chirurgie au Nouveau-Brunswick varie d'une région à l'autre. C'est le cas à Moncton par exemple. Selon les médecins de l'Hôpital de Moncton, la solution est toute simple, il faut plus de temps en salle d'opération.

Carole Aspiros a eu le souffle coupé quand elle a vérifié les temps d'attente pour un remplacement de hanche au Nouveau-Brunswick. Les patients à Moncton doivent attendre deux fois plus que ceux à Saint-Jean et trois fois plus que ceux à Fredericton.

« Il y a un problème. Je pense que tout le monde sait qu'il y a un problème. Moi, je veux savoir ce que l'on fait concrètement pour régler le problème. Parce que si on ne fait pas quelque chose tout de suite, ça va seulement s'envenimer », affirme-t-elle.

Carole Aspiros, de Riverview, doit attendre 14 mois pour un remplacement de hancheAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Carole Aspiros, de Riverview, au N.-B., doit attendre 14 mois pour un remplacement de hanche

Photo : Ici Radio-Canada

Pour le Dr Serge Melanson, directeur médical de l'Hôpital de Moncton, la situation n'est pas acceptable, surtout pour les patients qui doivent vivre quotidiennement avec la douleur.

« Quand même, leurs listes continuent à s'allonger de jour en jour. Alors, on peut voir que de travailler dans la salle d'opération seulement une ou deux fois par jour, à compléter deux ou trois cas par jour, c'est une tâche presque insurmontable de réduire la grande liste », dit-il.

Au Nouveau-Brunswick, 90 % des patients qui attendent plus d'un an pour une chirurgie orthopédique habitent la région de Moncton.

Serge Melanson explique l'écart entre les différents hôpitaux en partie à cause de la croissance démographique dans le sud-est de la province.

« Mais la région comme telle semble être mal desservie en termes des ressources. Essentiellement, il faut développer un modèle qui reconnaît qu'il y a eu un grand changement de population dans le sud-est et que les ressources qui sont offertes reflètent cette réalité. » 

Carole Aspiros veut faire entendre sa voix et pousser ainsi les autorités à agir pour réduire les temps d'attente.

« Ne rien dire, c'est accepter la situation actuelle. Je ne sais pas comment on en est venus à mettre les soins de santé au bas de la liste des priorités. »

— Une citation de  Carole Aspiros

Pendant ce temps, les listes d'attente ne cessent de s'allonger, à mesure que la population vieillit et les hôpitaux peinent encore plus à répondre à la demande.

D'après les information de Michel Nogue

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Acadie