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Saskatchewan : toujours pas d'examens officiels sur les homicides conjugaux

Six femmes ont été tuées en Saskatchewan dans la dernière année, présumément par un ami de coeur ou ex-conjoint.
Six femmes ont été tuées en Saskatchewan dans la dernière année, présumément par un ami de coeur ou ex-conjoint. Photo: CBC

Un réseau de 21 refuges et groupes de soutien pour les femmes victimes de violence en Saskatchewan demande un examen officiel des cas d'homicides conjugaux.

En mai, un rapport spécial de CBC révélait que la Saskatchewan avait le plus haut taux d'homicides par des conjoints au Canada, mais que la province n'avait jamais mis en place un processus d'examen poussé en cas d'homicides conjugaux.

Le bureau du coroner n'a pour sa part jamais posé de recommandations quant aux moyens à prendre pour prévenir ce type d'homicide.

Dans la dernière année, six femmes ont été tuées où le présumé suspect est un ami de cœur ou un ex-conjoint. L'Association provinciale des maisons d'hébergement pour femmes de la Saskatchewan (PATHS) a envoyé une lettre au ministère de la Justice pour demander une enquête sur ces meurtres.

« Nous devons travailler ensemble pour éviter de nouvelles tragédies », a écrit dans la lettre Jo-Anne Dusel, coordonnatrice provinciale de PATHS.

Dans la lettre, PATHS demande à la Saskatchewan de suivre l'exemple d'autres provinces, comme l'Ontario, le Manitoba, l'Alberta ou le Nouveau-Brunswick, qui ont mis en place un comité d'examen d'homicides conjugaux. L'Ontario examine tous les homicides commis par un conjoint, soit environ 30 par année.

C'est nécessaire que les policiers, le système judiciaire et les professionnels de la violence domestique travaillent ensemble.

Jo-Anne Dusel, coordonnatrice, PATHS

Dans un courriel envoyé à CBC, un porte-parole du ministère de la Justice affirme que le ministère « révise ses options pour la Saskatchewan » dans ce domaine. Les autorités examinent ce qui se passe dans les autres provinces pour déterminer si des mesures semblables seraient utiles en Saskatchewan.

Situation importante, selon le coroner

Le coroner en chef de la province Kent Stewart avait dit en mai dernier qu'il n'avait pas demandé d'enquête publique parce qu'il n'avait pas de données précises sur les victimes d'homicides familiaux. Cependant, les morts récentes l'ont convaincu de l'importance de la situation.

Cette semaine, le bureau du coroner a confirmé qu'il enquêtait sur deux meurtres-suicides. Sharon Ann Kinequon est morte à Melfort en janvier et Latasha Gosling ainsi que ses trois enfants ont été retrouvés sans vie à Tisdale en avril.

M. Stewart dit qu'il ne sait pas encore s'il demandera un examen plus approfondi dans ces deux cas.

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