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Accueil de réfugiés syriens au N.-B. : pas au détriment des gens de chez nous, selon la ministre

Francine Landry, ministre de l'Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail

Francine Landry, ministre de l'Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail

Photo : Ici Radio-Canada/Michel Corriveau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La ministre de l'Immigration du Nouveau-Brunswick, Francine Landry, souhaite que la province accueille des réfugiés syriens, mais pas au détriment des citoyens de la province.

La ministre avait auparavant écrit une lettre au ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration du Canada, Chris Alexander, pour souligner la volonté du Nouveau-Brunswick en matière de réfugiés syriens.

En entrevue à l'émission Le Réveil, sur les ondes d'Ici Radio-Canada Première, la ministre a réitéré sa position tout en rassurant la population néo-brunswickoise.

« On peut joindre notre voix à celle des autres provinces canadiennes qui ont manifesté leur intention de participer à tous les efforts que le Canada pourrait entreprendre pour accueillir des réfugiés. Le Nouveau-Brunswick a d'ailleurs accueilli 33 réfugiés syriens, entre 2010 et 2014 », lance Francine Landry.

« C'est certain que pour le gouvernement, la priorité c'est de trouver du travail pour les gens d'ici. Mais nous avons un défi démographique et les gens vont partir à la retraite dans les prochaines années. Si le Nouveau-Brunswick veut se sortir du marasme économique que l'on a connu dans les dernières années, il y aurait lieu que l'on ait des immigrants chez nous. »

Pas chez nous

Les médias sociaux ont été inondés de commentaires depuis la publication de l'article web de Radio-Canada sur les intentions de la ministre.

On peut y lire des commentaires comme : « Pas de réfugié, c'est pas notre problème. Réglons nos problèmes avant et après on regardera le reste de la planète. »

D'autres sont encore plus cinglants.

Quatre enfants de toutes tailles, syriens, dans un camp derrière des barbelésAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des enfants syriens dans un camp de réfugiés

Photo : iStock / iStock photo

« Savez vous que la plupart de ces migrants sont musulmans? » Ou encore... « Qui reston chez eux! Pas besoin csa icite (sic) »

Certains commentaires, cependant, sont plus conciliants.

« Mon Dieu. J'espère que le jour où c'est votre famille qui aura besoin d'aide, les gens seront plus ouverts et généreux. »

La ministre est consciente des réactions, mais tient à souligner la réalité dans le monde du travail au Nouveau-Brunswick.

L'abolition de programme de travailleurs étrangers temporaires a créé bien des remous dans des usines de transformation de poisson. Des entrepreneurs n'ont pas encore trouvé de façon de relever ce défi. Dans le haut Madawaska par exemple, il y a des entreprises qui doivent freiner leur développement en raison de la pénurie de main-d'œuvre.

Une citation de :Francine Landry. ministre de l'immigration du Nouveau-Brunswick, 

Francine Landry est consciente que le Nouveau-Brunswick ne peut agir dans le dossier sans l'aval du Canada.

« Le programme de réfugiés, c'est un programme canadien. Les immigrants sont ensuite redistribués dans les provinces d'accueil. Il y a des règlements et des cas qu'il faut examiner, il y a des enquêtes qui sont faites par le gouvernement avant d'accorder le statut de réfugié », conclut la ministre.

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