•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Crise des migrants : Coderre appelle Harper à « se réveiller »

Denis Coderre

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ampleur de la crise des migrants est un appel à l'action, insiste Denis Coderre : « On a un travail à faire en tant que pays et en tant que membre des Nations unies », insiste-t-il.

À l'instar d'une demi-douzaine de maires de villes canadiennes, le maire de Montréal plaide pour qu'un nombre plus élevé de migrants syriens puissent fouler, rapidement, le sol canadien. Il envisage même une stratégie des grandes villes pour accueillir davantage de réfugiés.

« On parle d'une crise humaine et, au bout de la ligne, les gens vont se retrouver dans les grandes villes. Donc nous avons une responsabilité », explique le maire de Montréal.

« On a les capacités, les groupes, pour travailler sur le terrain et accueillir ces migrants-là », dit-il encore.

Les ordres doivent venir d'en haut

Lors d'une conférence de presse donnée vendredi en matinée avec la chef du Parti vert, Elizabeth May, le maire Coderre a a livré un plaidoyer bien senti en faveur de l'accueil de ces réfugiés.

C'est une question d'urgence, mais la réponse de M.Harper est vraiment faible face à cette crise.

Une citation de :Elizabeth May, chef du Parti vert

En compagnie de Mme May, Denis Coderre s'est refusé à blâmer le gouvernement conservateur sortant de Stephen Harper, affirmant que l'heure n'est pas à montrer du doigt ou à condamner qui que ce soit, mais plutôt à résoudre une crise humanitaire.

Mais en après-midi, dans une entrevue accordée à ICI RDI, Denis Coderre s'est montré plus incisif envers Stephen Harper. 

« Monsieur Harper, faut qu'il se réveille. [...]Il y a un leadership qui doit être exercé du côté d'Ottawa. Nous on dit : on est d'accord, faites-le. On va travailler avec vous. »

On est capables de faire un travail pour que les gens puissent venir. On fait déjà un geste mais ce n'est pas assez; il y a 4,5 millions de déplacés et l'une des raisons pour lesquelles les villes parlent présentement [...] on doit envoyer un message de mobilisation. Mais il faut que ça vienne d'en haut, du gouvernement canadien.

Une citation de :Denis Coderre, maire de Montréal

Denis Coderre, qui a été jadis ministre de l'Immigration au niveau fédéral, rappelle que le que le Canada s'est illustré à maintes reprises dans le passé pour aider des populations déplacées. Il faut faire avec les Syriens dit-il ce qu'on a fait « avec les boat people vietnamiens, avec les Kosovars à l'époque où j'étais ministre de l'Immigration ou encore avec les Haïtiens ».

Depuis janvier, 643 réfugiés syriens sont arrivés au Québec dans le cadre du programme de parrainage collectif. L'objectif, fixé à 850, devrait être largement dépassé, si bien que le nombre de réfugiés syriens parrainés au Québec cette année pourrait atteindre 1700. De 350 à 400 réfugiés pris en charge par l'État pourraient également s'ajouter à ce nombre d'ici la fin de l'année, mais à ce jour, seuls 8 d'entre eux sont arrivés au Québec.

Pour 2015-2016, une somme de 5,4 M$ a été budgétée pour l'accueil de 1650 personnes réfugiées prises en charge par l'État.

Source : Immigration, Diversité et Inclusion Québec

Un mouvement qui se dessine ailleurs au pays

À Ottawa, le maire Jim Watson a écrit au ministre de l'Immigration, Chris Alexander, dans le but de lui demander de quelle manière la ville pouvait aider le gouvernement à faire face à ce défi. « La ville d'Ottawa se tient prête à travailler en collaboration avec le gouvernement », a-t-il assuré.

Dans cet esprit je veux vous demander le soutien d'Immigration Canada et d'autres partenaires fédéraux pertinents pour identifier quel rôle le secteur municipal peut jouer.

Une citation de :Extrait d'une lettre du maire d'Ottawa, Jim Watson, au ministre de l'Immigration du Canada

À Toronto, le maire John Tory communiquera d'ici la fin de la journée avec ses homologues de Calgary, Vancouver et Edmonton. Il suggère également que le sujet soit abordé lors de la réunion qu'auront les maires des villes canadiennes ce mois-ci.

Aux yeux de Naheed Nenshi, maire de Calgary, la situation actuelle est intolérable. « Nous sommes un pays généreux, qui sait saisir les occasions, dit-il. Le fait que nous n'ayons pas accueilli le nombre de réfugiés syriens que nous nous étions engagés à accueillir est honteux ».

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !