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Aide médicale à mourir ou soins palliatifs?

La question de l'aide médicale à mourir a été au coeur des discussions lors de la 148e assemblée annuelle de l'Association médicale canadienne (AMC).
La question de l'aide médicale à mourir a été au coeur des discussions lors de la 148e assemblée annuelle de l'Association médicale canadienne (AMC). Photo: iStock
Radio-Canada

Alors que le débat sur l'euthanasie médicale prend de l'ampleur et que le Québec se prépare à autoriser les injections létales, des maisons spécialisées en soins de fin de vie en Ontario considèrent que la priorité est plutôt l'accessibilité aux soins palliatifs.

La Cour suprême du Canada a ouvert la porte à l'aide à mourir après avoir invalidé en février la loi qui l'interdisait.

Dès décembre, le réseau de la santé du Québec deviendra ainsi le premier au pays à permettre l'injection de doses mortelles à des patients en fin de vie. Cependant, 26 des 29 maisons de soins palliatifs de la province estiment que l'euthanasie n'est pas un soin de fin de vie.

Leurs arguments résonnent aussi en Ontario, où certains intervenants du milieu de la santé estiment que les provinces doivent d'abord offrir des soins palliatifs de qualité à l'ensemble des Canadiens avant de considérer l'euthanasie.

La majorité des Canadiens n'ont même pas accès aux soins palliatifs. Leur choix serait donc d'opter pour l'euthanasie parce que nous sommes incapables de contrôler leur douleur?

Le directeur général du centre de soins palliatifs Maison Vale à Sudbury, Léo Therrien

Il n'y a, par exemple, que deux centres de soins palliatifs dans le nord de l'Ontario.

Le directeur général de la Maison Vale à Sudbury, Léo Therrien, considère cependant que l'adoption, en 2014, du projet de loi Mourir dans la dignité par le gouvernement du Québec force les provinces à agir dans le même sens.

Les médecins aussi sont réticents

Des médecins de Thunder Bay penchent eux aussi davantage en faveur d'un meilleur accès aux soins palliatifs plutôt qu'à l'aide médicale à mourir. Selon Kevin Miller, près de la moitié des Canadiens n'y ont pas accès.

Les patients ne devraient pas choisir de mourir parce que c'est leur seule option pour arrêter de souffrir, selon lui. « Il faut d'abord leur offrir la possibilité de continuer à vivre dans des conditions acceptables, puis de mourir dans le confort, la dignité et la qualité que peuvent offrir les centres de soins palliatifs », précise Kevin Miller.

Depuis juillet, huit provinces et trois territoires ont lancé leur propre comité d'étude sur la question.

Le prochain gouvernement fédéral a jusqu'au mois de février 2016 pour légiférer sur l'euthanasie à la lumière de la décision de la Cour suprême du Canada.

Pour consulter la carte sur votre appareil mobile, cliquez ici

D'après le reportage d'Isaac Gauthier

Ontario

Santé publique