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Coincés à Budapest, des migrants rêvent de se rendre en Allemagne

Des migrants coincés à Budapest affrontent des policiens juste à l'extérieur de la gare.

Des migrants coincés à Budapest affrontent des policiens juste à l'extérieur de la gare.

Photo : Laszlo Balogh / Reuters

Reuters

Des centaines de migrants et réfugiés ont à nouveau manifesté mercredi aux cris de « Liberté! Liberté! » devant la gare internationale de Budapest, dont l'accès leur est interdit depuis la veille par les autorités hongroises.

Ils réclament de pouvoir partir vers l'Allemagne.

Encore lundi, la gare était ouverte à tous. Mais depuis mardi, les autorités hongroises empêchent les migrants d'entrer dans la gare. Ces derniers manifestent leur mécontentement en criant notamment des slogans : « Pas d'Orban [premier ministre hongrois et de droite], pas de police! »


En attente d'une ouverture incertaine

Face à l'afflux par l'Europe centrale de milliers de migrants, les chefs de gouvernement tchèque, autrichien et slovaque ont prévu de se réunir lundi pour évoquer la situation, a annoncé mercredi matin le porte-parole du gouvernement tchèque.

Plus de 2000 migrants, dont des familles avec enfants, sont rassemblés sur la place face à la gare centrale, Budapest-Keleti, par une chaleur accablante.

La Hongrie a laissé partir plusieurs trains de migrants vers l'Allemagne lundi, avant de faire volte-face et de bloquer le départ des autres candidats à l'exil vers l'Europe occidentale.

« Sur le territoire de l'Union européenne, les migrants illégaux ne peuvent poursuivre leur voyage que s'ils disposent de documents valides pour observer les règles de l'UE », a déclaré un porte-parole du gouvernement. « Un billet de train ne permet pas de déroger aux lois de l'UE », a ajouté Zoltan Kovacs.

Alors qu'une cinquantaine de policiers bloquent les entrées de la gare centrale, les migrants ont passé la matinée sur la vaste esplanade, certains jouant aux cartes, d'autres dormant.

Ce calme relatif a été interrompu soudain par un groupe d'une centaine de jeunes gens qui se sont approchés de la place, en marchant derrière un drapeau afghan. Leur chef de file, Sanil Khan, a déclaré qu'ils avaient passé assez de temps à Budapest et qu'ils voulaient se rendre en Allemagne.

« Je veux ma liberté, je suis parti depuis très longtemps déjà et maintenant je suis dans l'Union européenne et je veux ma liberté », a-t-il dit.

Alors que ce groupe arrivait devant la gare centrale, il a été aussitôt rejoint par des centaines d'autres migrants qui ont scandé bruyamment « Liberté! Liberté! » et « Allemagne! Allemagne! ».

Un jeune homme venu du Proche-Orient a été hissé au-dessus de la foule et a lancé en arabe: « Où voulez-vous aller? En Allemagne! », ont répliqué en choeur les migrants.

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