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Les changements climatiques au coeur du voyage d'Obama en Alaska

L’Arctique fond à vue d’oeil

L’Arctique fond à vue d’oeil

Associated Press
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La fonte des glaciers, les températures arctiques et les houleux débats en matière d'énergie font partie des sujets dont Barack Obama devra traiter à l'occasion de son voyage en Alaska, alors qu'il deviendra le premier président américain en fonction à mettre le pied dans le cercle polaire arctique.

M. Obama a quitté Washington lundi matin pour un périple de trois jours dans le plus grand État du pays. Son objectif est d'attirer l'attention sur les mille et une manières dont, selon lui, les changements climatiques détruisent les magnifiques paysages de l'Alaska. En mettant l'accent sur le dégel du pergélisol, la fonte de la glace marine et l'érosion des rivages, il espère montrer l'urgence pour les États-Unis et les autres nations de renverser la vapeur.

Avant même d'arriver en Alaska, le président avait fait des vagues en annonçant sa décision de renommer le mont McKinley, et ce, en dépit de l'opposition manifestée par certains à l'égard de ce projet. Ce geste se veut une preuve de solidarité envers les Premières Nations de l'État, qui ont été un peu négligées récemment malgré les efforts de Barack Obama pour améliorer les conditions de vie des Autochtones aux États-Unis.

Rendre hommage aux Premières Nations

M. Obama a révélé que son administration avait rebaptisé le plus haut sommet du pays, qui atteint 6193mètres, pour lui redonner son nom athapascan traditionnel, Denali. Le mont avait été nommé en l'honneur du président William McKinley, assassiné en 1901. Les législateurs de l'Ohio, dont l'homme d'État était originaire, ont vivement critiqué le changement. La Maison-Blanche a précisé qu'elle travaillerait de concert avec eux afin de trouver un autre moyen d'honorer la mémoire du politicien.

Barack Obama risque cependant de naviguer sur des eaux beaucoup plus tumultueuses à Anchorage, où ses déclarations sur les changements climatiques ont été accueillies avec scepticisme par les leaders de l'État. L'Alaska dépend des revenus générés par l'industrie pétrolière et a été durement touché par la chute récente des prix.

Le président devra aussi répondre aux critiques des groupes environnementaux, qui l'accusent de ne pas en avoir fait assez pour protéger l'Alaska et le climat. Ils lui reprochent plus particulièrement d'avoir accordé, il y a quelques semaines, un permis d'exploitation à la Royal Dutch Shell, lui permettant d'étendre ses activités de forage au large de la côte nord-ouest de l'État.

« Je partage les inquiétudes des gens par rapport aux activités de forage en mer. Je me souviens trop bien du déversement de BP dans le golfe du Mexique », a déclaré M. Obama dans son allocution hebdomadaire. Il a cependant ajouté que, pendant qu'elle effectuait la transition vers des sources d'énergie renouvelables et plus vertes, l'économie américaine avait encore besoin du pétrole et du gaz. Il a assuré que son administration prenait toutes les mesures nécessaires pour minimiser les risques.

Au programme du voyage présidentiel figure notamment un discours durant un sommet sur le climat, une randonnée sur le glacier Exit et une rencontre avec des pêcheurs s'opposant à l'ouverture d'une mine d'or et de cuivre dans la baie de Bristol.

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