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Le Réseau de santé trans du N.-B. va rencontrer le ministre de la Santé

Victor Boudreau
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Réseau de santé trans du Nouveau-Brunswick vient d'obtenir la confirmation d'une rencontre le 10 septembre avec le ministre de la Santé, Victor Boudreau.

La province est la seule au pays à ne pas financer les chirurgies de changement de sexe. Michelle Leard, une des fondatrices du réseau affirme que son organisme tente depuis des mois d'organiser cette rencontre avec le ministre pour discuter de cette question, mais sans succès.

La confirmation comme quoi Victor Boudreau acceptait de rencontrer l'organisme a même pris la principale intéressée par surprise.

« Cela a été un choc, je n'étais pas convaincue quand j'ai lu la note, j'ai dû la relire », raconte Michelle Leard. 

Michelle LeardAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Michelle Leard

Photo : Amélie Gosselin/Radio-Canada

Michelle Leard a fait la transition sexuelle d'homme à femme, mais n'a pas pu défrayer les coûts de la chirurgie. Elle souhaite que le gouvernement change bientôt sa politique qui empêche le financement de l'opération de changement de sexe. Elle affirme que le nombre de suicides chez ceux et celles en transition est troublant.

Quelle est l'équation mathématique pour justifier 4 ou 5 vies, plutôt que de dépenser 60 000 $ pour une chirurgie

Michelle Leard, Réseau de santé trans du Nouveau-Brunswick.

Le ministre Victor Boudreau n'était pas disponible jeudi, mais au ministère on a fait parvenir un communiqué pour faire suite au dossier.

« Nous croyons que c'est important de rencontrer les membres du groupe pour écouter ce qu'ils ont à dire, nous ne commenterons donc pas d'éventuelles discussions », lit-on dans la déclaration écrite.

« Il était temps »

La clinique Salvus à Moncton offre des services de soutien aux personnes qui n'ont pas d'accès à des soins particuliers. Angela Arsenault-Daigle raconte que plusieurs personnes en transition sexuelle vont à la clinique pour connaître la marche à suivre. Elle souligne que la rencontre avec le ministre Boudreau est un grand pas de l'avant.

« Il était temps. Cela aurait dû se produire bien avant aujourd'hui, mais je suis contente de voir que cela se passe maintenant. L'avenir est moins sombre pour ces jeunes qui souffrent en silence, terrifiés, et qui ne savent comment aller de l'avant.

« Les choses vont s'améliorer. Je le dis aussi aux personnes plus âgées, les choses vont s'améliorer. », conclut Angela Arsenault-Daigle

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