•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le pétrole rebondit de plus de 10 % à New York

Des travailleurs pétroliers en Alberta.
Des travailleurs pétroliers en Alberta. Photo: Todd Korol / Reuters
Reuters

Les cours du pétrole ont terminé en vive hausse sur le marché new-yorkais Nymex jeudi, le regain d'appétit des investisseurs pour les actifs à risque et des informations sur une réduction de l'offre déclenchant des rachats de découverts par des opérateurs positionnés à la baisse.

Le contrat octobre sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a bondi de 3,96 $ ou 10,26 % à 42,56 $, sa plus forte hausse en pourcentage depuis mars 2009.

Le Brent a également pris 4,42 $, soit 10,25 %, à 47,56 $.

Or noir à vendre. Consultez notre dossier.

Ce brutal retournement intervient après deux mois de chute des cours, qui avaient fait plonger le brut à un plus bas de six ans et demi lundi, à respectivement 37,75 $ pour le WTI et 42,23 dollars pour le Brent.

Les mesures de soutien à l'activité prises par les autorités chinoises et la perspective d'un report de la hausse de taux directeurs aux États-Unis ont ravivé l'appétit pour le risque.

L'envolée des cours du pétrole s'explique aussi par le cas de force majeure déclaré par Shell sur ses exportations de pétrole nigérian, des indications sur une baisse des stocks américains et la révision en hausse des chiffres de la croissance aux États-Unis au deuxième trimestre.

Le Wall Street Journal rapporte par ailleurs que le Venezuela, préoccupé par les chutes des cours, a demandé une réunion d'urgence de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Les positions vendeuses à découvert étaient à de plus hauts records, selon des données réglementaires, et les opérateurs se sont précipités jeudi pour les déboucler.

« C'est l'étranglement des vendeurs à découvert que nous avions anticipé après les ventes paniques sur les marchés pétroliers et des transactions de capitulation à des niveaux de 30 $ », a dit Chris Jarvis, analyste chez Caprock Risk Management.

Si l'on ajoute à cela la demande toujours forte d'essence, les chiffres solides du PIB aux États-Unis et les décisions des Chinois pour relancer leur économie, le marché est très vendeur, et le rebond à moyen terme que nous attendions semble à l'oeuvre.

Chris Jarvis, analyste chez Caprock Risk Management

Fin janvier, les cours du brut avaient déjà fortement bondi par rapport à un plus bas de six ans à l'époque, gagnant près de 10 $ en trois séances et amorçant une reprise avant de se stabiliser pendant tout le deuxième trimestre.

Économie