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Hausse des droits de scolarité pour les étudiants français : une baisse d'inscriptions anticipée à l'UQAR

Le reportage d'Ariane Perron-Langlois

Le début des cours s'amorce jeudi à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR). Il s'agit aussi de la première rentrée avec les nouvelles règles selon lesquelles les étudiants français paient trois fois plus pour leurs droits de scolarité.

« Je trouve que l'accueil ici est terriblement chaleureux », témoigne un étudiant français à l'UQAR. Mais les Français qui entrent en première année de baccalauréat sont aussi accueillis avec une facture plus salée.

Désormais, ils devront débourser près de 4000 $ par session en droits de scolarité et autres frais.

Le recteur de l'UQAR, Jean-Pierre Ouellet, croit que cette hausse va se traduire par une baisse des inscriptions.

Bon an, mal an, on s'attend à 60 nouveaux étudiants français inscrits dans un baccalauréat chaque année. C'est certain que cette année on anticipe qu'il va y avoir une baisse.

Jean-Pierre Ouellet, recteur de l'UQAR

Cette modification touche uniquement les étudiants qui entrent en première année de baccalauréat, et non ceux qui étudient à la maîtrise ou au doctorat ou qui ont déjà commencé leur baccalauréat.

Les échanges privilégiés

Plusieurs étudiants français parviennent à contourner la hausse. Plutôt que de s'inscrire au baccalauréat au Québec, ils sont plus nombreux à participer à des programmes d'échange, comme le constate le directeur des services aux étudiants de l'UQAR, Bernard Ouellet.

On a à peu près 20 % plus d'étudiants en échange que d'étudiants qui s'inscrivent à l'UQAR. Ils sont toujours rattachés à leur université en France et ils payent les frais de scolarité de cette université-là.

Bernard Ouellet, directeur des services aux étudiants de l'UQAR

Quels effets à long terme?

L'UQAR s'inquiète néanmoins à plus long terme des effets éventuels sur le recrutement à la maîtrise ou au doctorat.

On a des craintes que ces effets-là se répercutent à moyen ou long terme aux cycles supérieurs. Notre bassin de recrutement à la maîtrise et au doctorat pourrait être amoindri du fait qu'on a moins d'élèves au baccalauréat.

Jean-Pierre Ouellet, recteur de l'UQAR

L'UQAR connaîtra d'ici deux semaines le nombre exact d'étudiants français inscrits à ses campus de Rimouski et de Lévis. La direction de l'université promet de tenir Québec informé des impacts éventuels de l'augmentation des frais de scolarité pour les étudiants français.

D'après le reportage d'Ariane Perron Langlois

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