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Le logement social, un enjeu électoral?

Un HLM à Rouyn-Noranda
Un HLM à Rouyn-Noranda

La question du logement social est absente de la campagne électorale jusqu'à maintenant, ce qui inquiète le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU). Cette absence pousse le FRAPRU à s'inviter dans la campagne électorale. L'organisme s'est fait reconnaître comme tiers par Élections Canada et utilisera tous les moyens à sa disposition pour que le logement social devienne un enjeu électoral. Et comme l'a constaté Sandra Ataman, le FRAPRU n'est pas le seul à vouloir parler de la lutte contre la pauvreté.

Avec les informations de Sandra AtamanTwitterCourriel

La situation du logement social est alarmante, selon le FRAPRU, qui explique que Québec ne reçoit que 58 millions de dollars de la part d'Ottawa. « Ce n'est même pas suffisant pour financer 700 logements sociaux dans le cadre du programme accès logis, donc imaginons-nous l'impact que ça aurait dans une région comme l'Abitibi-Témiscamingue, c'est vraiment nul comme impact », pense le coordonnateur François Saillant.

Il craint aussi le non-renouvellement des ententes entre le fédéral et les coopératives puisque « ce que ça risque de signifier, c'est une perte d'accessibilité financière de ces logements-là, des hausses de loyer pour les locataires qui y demeurent », ajoute M. Saillant.

Le maire de Malartic, Martin Ferron, aimerait que des programmes soient mis en place pour accompagner les municipalités dans divers projets. « Il voulait éliminer la pauvreté, le gouvernement, il a fait de grandes annonces dans les dernières années. C'est en investissant dans des programmes comme ceux-là qu'il va l'éliminer, la pauvreté », soutient-il.

Stéphane Grenier, professeur-chercheur à l'UQAT, ajoute que les Autochtones vivent une crise majeure et que le fédéral doit investir pour leur venir en aide. « Il faudrait un investissement massif, un gros coup qui serait donné dans des programmes de logements sociaux destinés aux communautés autochtones et éventuellement aussi aux Autochtones vivant hors réserves », affirme-t-il.

Le FRAPRU indique qu'il sera présent tout au long de la campagne pour faire valoir ses revendications et questionner les partis partout au Québec.

Réactions des candidats en Abitibi-Témiscamingue

En réaction aux propos du FRAPRU, le candidat conservateur d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou, Steven Hébert, affirme que le gouvernement de Stephen Harper prend actuellement des mesures responsables en matière de logements sociaux. Il affirme que le Parti conservateur va continuer sur cette même voie.

On prend des mesures qui sont responsables. On y va avec ce qui est faisable à la place de prendre des promesses qui sont complètement irresponsables et inacceptables, tant qu'à moi, comme le NPD et les libéraux le font, ce qui résulterait tout simplement en des hausses de taxe pour des promesses irresponsables. On prend une approche équilibrée qui donne les meilleurs services possibles à l'ensemble des provinces du Canada.

Steven Hébert

Pour le candidat libéral de la même circonscription, Pierre Dufour, la problématique est criante. Il croit que des programmes fédéraux peuvent venir appuyer la collectivité. Pierre Dufour affirme que c'est le travail du député d'accompagner les organismes dans l'aboutissement de leur projet.

De faciliter à bâtir les documents, structurer la demande pour qu'elle ne soit pas rejetée ou qu'elle soit complète lorsqu'elle est reçue. C'est ça qui est l'importance d'un député lorsqu'on est en position d'être élu, c'est d'être capable de faire de l'accompagnement sur ces dossiers-là puis, par après, lorsqu'on monte le dossier au fédéral, c'est d'être capable de pousser dessus pour aller chercher des sommes.

Pierre Dufour

Le candidat d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou, Romeo Saganash affirme que le logement social a toujours été l'une de ses priorités. Il affirme en avoir fait la preuve alors qu'il était député de la circonscription en unissant à la même table les élus municipaux, provinciaux, de même que les différents organismes qui luttent contre la pauvreté. Cette collaboration est essentielle pour améliorer la situation actuelle selon le candidat néodémocrate.

Que cet esprit de collaboration qui doit exister, doit d'abord exister, justement, dans un premier temps. Ensuite on verra par différents programmes de quelle façon on peut aider là-dedans. Mais quand on considère juste les Cris et les Inuits, ce qui est exigé tout de suite, demain matin, c'est 3000 maisons, 3000 logements. C'est un gros défi.

Romeo Saganash

Pour sa part, le candidat bloquiste d'Abitibi Yvon Moreau croit que le Québec doit tout d'abord obtenir sa juste part de la Société canadienne d'hypothèques et de logement.

Lorsqu'on va retourner à Ottawa, on va exiger une loi pour régler à long terme le dossier des logements sociaux parce qu'actuellement, le fédéral se désengage. Et quel que soit le parti qui prenne le pouvoir à Ottawa le 19 octobre, [il] va continuer à se désengager parce qu'il n'y a pas de nouvelle entente.

Yvon Moreau

Abitibi–Témiscamingue

Élections fédérales