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Mulcair « progressiste », « social-démocrate », mais pas « de gauche »

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Le chef du NPD, Thomas Mulcair, était de passage à Saint-Jérôme samedi.

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, était de passage à Saint-Jérôme samedi.

Photo : ICI Radio-Canada/Laurent Therrien

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, doit-il être considéré comme « le candidat de la gauche » aux élections d'octobre prochain? La question a été posée samedi après-midi au principal intéressé, mais celui-ci a évité d'y répondre explicitement, préférant utiliser les termes « progressiste » et « social-démocrate ».

En point de presse à Saint-Jérôme, M. Mulcair a répondu à ses détracteurs qui le dépeignent comme un « imposteur » en répliquant que l'utilisation de ce qualificatif traduisait le « désespoir » de ses adversaires politiques.

Se décrivant comme un politicien « progressiste » et « social-démocrate », il a toutefois évité d'utiliser l'expression « de gauche », tel que suggérée à trois reprises par un journaliste de la presse francophone.

Je suis le candidat des progressistes à travers le Canada.

Thomas Mulcair, chef du NPD

Conservateurs, libéraux et bloquistes accusent depuis le début de la campagne leur rival du NPD de tenir un « double discours ». Ils se sont régalés cette semaine en voyant réapparaître une vidéo datant de 2001, dans laquelle M. Mulcair fait l'apologie du thatchérisme à l'Assemblée nationale.

Son opinion sur la Dame de fer a-t-elle changé, 15 ans plus tard? « Nous sommes là pour rendre les meilleurs services possible à la population et, en matière d'administration publique, il y a ce qui marche et ce qui ne marche pas », a-t-il fait valoir, samedi.

« Quand j'étais ministre de l'Environnement [dans le gouvernement Charest], on n'a jamais eu en Amérique du Nord des lois aussi sévères en environnement, a poursuivi M. Muclair. Mais en même temps, j'ai réduit les budgets d'année en année avec de la bonne administration. L'un n'est pas une contradiction de l'autre. On peut gérer bien, mais avoir l'intérêt du public toujours comme première idée. »

« Je suis un social-démocrate qui travaille avec acharnement pour amener de l'avant au niveau social, environnemental et économique des politiques progressistes qui vont aider les gens », a-t-il résumé.

Par ailleurs, le chef néo-démocrate a indiqué qu'il comptait répondre aux demandes formulées par le premier ministre du Québec Philippe Couillard sur les relations fédérales-provinciales. Son adversaire libéral Justin Trudeau l'a fait samedi par l'entremise d'une lettre ouverte. Il a toutefois rappelé que la « Déclaration de Sherbrooke » adoptée par le NPD en 2005 contenait déjà une partie des réponses du parti. Ajoutant que le NPD accepte déjà que le Québec se retire « sans condition » des programmes fédéraux, il a déploré que les deux mots en question ne figurent pas dans la lettre libérale.

Avec les informations de La Presse canadienne

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