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La promesse du NPD sur les garderies est-elle viable? L'épreuve des faits

Thomas Mulcair, en conférence de presse à Nanaimo, en Colombie-Britannique.

Photo : La Presse canadienne / Chad Hipolito

Radio-Canada

Thomas Mulcair soutient que sa promesse de créer 1 million de places en garderie au coût maximal de 15 $ par jour rapporterait plus d'argent à l'État qu'il ne lui en coûterait. Est-ce vrai?

Un texte de Louis-Philippe OuimetTwitterCourriel

Les études démontrent qu'avec un système de garderie abordable, il y a une augmentation de l'activité économique et il y a plus d'argent qui retourne dans les coffres du gouvernement avec ce système-là que ça en coûte.

Thomas Mulcair, le 21 août 2015

Vérification faite : oui, si l'on se fie à l'expérience québécoise.

Le NPD fait référence à une étude de la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l'Université de Sherbrooke, publiée en 2012. La conclusion de cette étude : tous les paliers de gouvernements ont réalisé pour 2008 seulement un solde excédentaire de 919 millions de dollars en mettant sur pied un système de garderie plus abordable au Québec.

Explications

En 2008, la disponibilité de services de garde à contribution réduite a incité près de 70 000 mères à retourner sur le marché du travail. Le taux d'activité chez les femmes a ainsi grimpé en flèche par rapport à celui des autres Canadiennes.

Ces femmes ont payé des impôts sur leur revenu et le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 5 milliards de dollars en 2008.

Autre bienfait, selon une étude du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) : le revenu disponible de certains ménages s'en trouve augmenté.

Toujours selon l'étude, en 1996 le taux d'activité des Québécoises de 20 à 44 ans était inférieur de 2,5 points de pourcentage à celui des autres Canadiennes. En 2011, c'était l'inverse : les Québécoises avaient un taux plus élevé de 2,5 points que les femmes des autres provinces. Explorez l'évolution de ce taux dans le graphique ci-dessous.

Pour regarder le graphique sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

Étude contestée

Notons que l'étude de la Chaire de recherche en fiscalité de l'Université de Sherbrooke a été contestée par Martin Coiteux, à l'époque professeur à HEC Montréal et aujourd'hui président du Conseil du Trésor. Selon lui, cette analyse utilisait une méthodologie fautive. Et d'ajouter que si le gouvernement québécois n'avait pas mis de l'avant un nouveau système de garderies, des emplois auraient quand même été créés.

De plus, le système de garderies du Québec a vu ses coûts exploser et la disponibilité des places subventionnées reste limitée.

Politique