•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Contrer les surdoses fatales : la naloxone plus accessible à Winnipeg?

Photo d'un kit de Naloxone.

En cas de surdose, le Naloxone est capable d'inverser les effets du Fentanyl pendant 30 à 90 minutes.

Photo : Towardstheheart.ca

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La naloxone, un médicament disponible sur ordonnance qui peut sauver une vie lors d'un cas de surdose, pourrait bientôt être plus facilement accessible à Winnipeg.

Également commercialisée sous le nom Narcan, la naloxone est un médicament qui est utilisé pour traiter les surdoses d'opioïdes, dont le fentanyl, l'héroïne et la cocaïne. L'antidote est capable de rétablir une respiration normale et la conscience en trois à cinq minutes après avoir été injecté, et il est efficace pendant 30 à 90 minutes.

À la suite d'un récent décès à Winnipeg ainsi qu'une hausse des surdoses de fentanyl fatales partout au pays, Santé Canada affirme qu'il expédiera son examen du statut de ce médicament d'ordonnance. Le ministère suggère que la naloxone soit traitée comme l'insuline et les auto-injecteurs EpiPen.

Selon certains professionnels de la santé, élargir l'accès à la naloxone permettrait de sauver plus de vies. Certaines villes et provinces ont déjà des programmes fournissant des trousses d'urgence équipées de naloxone, et un programme semblable pourrait bientôt voir le jour à Winnipeg.

Street Connections est un organisme qui se déplace dans les rues de la capitale manitobaine chaque semaine pour donner des soins et distribuer des fournitures médicales à des centaines de consommateurs de drogues. L'organisation veut lancer un programme de distribution qui offrirait aux toxicomanes une formation ainsi qu'une trousse d'urgence équipée de naloxone à rapporter chez soi.

L'infirmière clinicienne Shelley Marshall fait partie de Street Connections.

Rares sont les cas où un fournisseur de soins de santé est présent quand quelqu'un fait une surdose. Toutefois, il y a très souvent d'autres consommateurs d'opiacés présents, et les consommateurs sont très habiles à reconnaître les signes d'une surdose.

Une citation de :Shelley Marshall, infirmière clinicienne

« La valeur de revente [de naloxone] est négligeable », explique-t-elle, soulignant qu'il n'existerait pas un marché noir pour cet antidote comme il y en a pour d'autres antidotes des opiacés, tels que la méthadone. « Son seul effet bénéfique est de sauver la vie en cas de surdose. »

Bien qu'un programme de distribution de naloxone n'élimine pas complètement le problème de surdoses d'opiacés, l'infirmière clinicienne croit que la reclassification du médicament et l'accroissement de sa disponibilité seraient un pas dans la bonne direction.

Un programme semblable a été déployé en Colombie-Britannique en 2013. Depuis, au moins 250 surdoses ont pu être contrées dans la province. Ce chiffre ne comptabilise que les cas officiellement rapportés aux autorités.

Shelley Marshall espère que Street Connections commencera à fournir aux toxicomanes des doses de naloxone dès cet automne.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !