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Un affrontement qui s'annonce serré dans Saskatoon-University

L'Université de la Saskatchewan à Saskatoon

La circonscription Saskatoon-University comprend le campus de l'Université de la Saskatchewan.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La révision de la carte électorale promet une lutte serrée dans la nouvelle circonscription de Saskatoon-University, une des nouvelles circonscriptions exclusivement urbaines où l'économie est au cœur des préoccupations.

Un texte d' Anouk Lebel TwitterCourriel

Saskatoon-University est de plus petite taille et plus dense que son ancêtre Saskatoon-Humboldt, une circonscription mixte qui comprenait des zones rurales comme Domrémy, Bellevue, Vonda et Saint-Brieux. La nouvelle circonscription englobe le secteur de l'Université de la Saskatchewan, de même que les quartiers au nord-ouest de la rivière.

Le candidat conservateur dans Saskatoon-University, Brad Trost, a été élu dans Saskatoon-Humboldt aux élections fédérales de 2004.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le candidat conservateur dans Saskatoon-University, Brad Trost, a été élu dans Saskatoon-Humboldt aux élections fédérales de 2004.

Photo : Anouk Lebel/ICI Radio-Canada

Le candidat conservateur Brad Trost est le député sortant de Saskatoon-Humboldt. Il y a été élu pour la première fois en 2004 quand il a récolté 27 % des voix, alors que la néo-démocrate Nettie Wiebe en recueillait 26 %. Depuis, son appui s'est consolidé. En 2011, il a obtenu un peu plus de 10 points de pourcentage de plus que sa rivale néo-démocrate, Denise Kouri. Les libéraux n'avaient eu que 8 % des voix.

Brad Trost a bon espoir de l'emporter. Il estime que les nouvelles frontières de la circonscription feront peu de différence, car les quartiers au nord-ouest de la rivière, Lawson Heights et River Heights, votent bleu depuis des années. « Nous avons vu peu de changement », dit-il.

De son côté, le politologue à l'Université de la Saskatchewan Daniel Béland estime que la révision de la carte aura un moins grand impact dans Saskatoon-University que dans la circonscription voisine de Saskatoon-West, où les populations autochtone et immigrante sont plus importantes.

M. Béland estime que les enjeux ruraux, comme l'agriculture, joueront un moins grand rôle que dans l'élection de 2011. Il explique que la circonscription comporte plusieurs quartiers de classe moyenne, où les électeurs sont préoccupés entre autres par l'économie, à l'image de l'ensemble des Canadiens.

Ça va être une lutte plus serrée que dans Saskatoon-Humboldt en 2011, c'est certain. Mais est-ce que Brad Trost va être défait? Il a encore bon espoir de l'emporter.

Une citation de :Daniel Béland, politologue à l'Université de la Saskatchewan

L'économie au cœur des préoccupations

Les candidats des trois principaux partis politiques sont d'ailleurs unanimes : l'économie est le premier enjeu à surgir quand les électeurs répondent à leur porte.

Brad Trost croit qu'une grande partie des électeurs sont satisfaits des politiques du gouvernement conservateur qui leur permettent, selon lui, de payer moins de taxes et de garder le plus d'argent possible dans leurs poches. À cet égard, le gouvernement conservateur maintient le cap en s'engageant à réduire les charges sociales de 20 % d'ici 2017, notamment, les cotisations à l'assurance-emploi.

La candidate néo-démocrate dans Saskatoon-University, Claire Card.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La candidate néo-démocrate dans Saskatoon-University, Claire Card.

Photo : Anouk Lebel/ICI Radio-Canada

La candidate du Nouveau Parti démocratique, Claire Card, affirme pour sa part que beaucoup de citoyens s'opposent aux politiques du gouvernement Harper.

« Les gens souhaitent une économie plus verte et durable, moins dépendante du pétrole », dit-elle.

Elle ajoute que les étudiants veulent de bons emplois, plus stables, avec une sécurité d'emploi et des avantages sociaux. À cet égard, le NPD propose une augmentation du salaire mininim à15 $ l'heure pour les fonctionnaires fédéraux, indique-t-elle. La mesure s'appliquerait aux travailleurs des entreprises œuvrant dans les secteurs de compétence fédérale, comme les chemins de fer, l'industrie du transport, les banques, les organismes financiers, les télécommunications et la radiodiffusion.

Du côté du Parti libéral du Canada, Cynthia Block fait des constats similaires. Elle soutient que les gens sont très inquiets des conséquences économiques de la chute du prix du pétrole et que les étudiants se soucient de leur avenir professionnel.

Le plan proposé par les libéraux en matière d'infrastructures permettra, selon elle, de créer des emplois durables pour les jeunes à la recherche d'une première expérience professionnelle.

La candidate du Parti libéral dans Saskatoon-University, Cynthia Block.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La candidate du Parti libéral dans Saskatoon-University, Cynthia Block.

Photo : Anouk Lebel/ICI Radio-Canada

Le changement proposé par le Parti libéral en matière d'économie est un changement de paradigme, souligne Mme Block.

« Ça fait plus d'une décennie que les économistes nous disent que les inégalités entre le 1 % le plus riche et la classe moyenne sont trop grandes. Non seulement cela touche les personnes à faible revenu et à revenu moyen qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts, mais cela cause des problèmes structurels, parce que c'est la classe moyenne qui permet la croissance de l'économie », fait valoir la candidate libérale.

   

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