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Une centrale ontarienne importe sa biomasse d'Europe

Des copeaux de bois

Des copeaux de bois

Photo : Nicolas Steinbach

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le député conservateur de Nipissing, Victor Fedeli, critique le fait que la centrale à la biomasse de Thunder Bay importe son combustible d'Europe. Il qualifie ce choix de peu respectueux envers l'environnement.

Un texte de Sophie Houle-DrapeauTwitterCourriel

Le politicien s'explique mal pourquoi la centrale doit importer des granules de bois de la Norvège alors qu'une autre ancienne centrale au charbon du Nord aussi convertie à la biomasse, celle d'Atikokan, brûle des granules qui sont produites localement dans le nord-ouest de la province.

La différence entre les deux centrales, c'est que celle de Thunder Bay utilise des granules de biomasse avancée, qui doivent être importées de l'étranger et donc transportées au pays.

Coût environnemental

Selon la professeure associée au département des sciences du bois et de la forêt de l'Université Laval, Évelyne Thiffault, il est difficile d'évaluer le coût environnemental de cette technologie: « On ne peut pas juste parler de bilan de CO2 comme ça. Il faut qu'on regarde toute l'analyse de cycle de vie de la production de la granule. »

Mme Thiffault fait valoir qu'à masse équivalente, les granules de biomasse avancée permettent de produire plus d'énergie.

Le porte-parole pour l'Ontario Power Generation, Neal Kelly, précise que les deux centrales de biomasse demeurent neutres en émission de carbone. Il reconnaît trois qualités à la biomasse avancée.

Premièrement, sa capacité à résister aux intempéries : les granules de biomasse avancée sont étanches à l'eau, ce qui permet de les entreposer à l'extérieur. Deuxièmement, la durabilité : les granules engendrent moins de poussière que les granules régulières de biomasse. La biomasse avancée s'adapte au même système de manutention que le charbon, ce qui permet donc d'utiliser les infrastructures existantes. Troisièmement, la densité d'énergie : comme elle est traitée à la vapeur, elle a une forte densité d'énergie.

Neal Kelly, Ontario Power Generation

Les combustibles pour les centrales à la biomasse avancée ne sont pas encore produits en Ontario.

Cependant, l'Ontarion Power Generation finance un centre de recherche sur la biomasse à Thunder Bay dans l'espoir d'établir une production de combustibles avancés en Ontario.

Le centre de recherche a ouvert ses portes l'hiver dernier, mais n'a encore fait aucune expérience reliée à la biomasse avancée.

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Ontario