•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une étude évalue les coûts de l'obésité, du tabagisme et de l'inactivité

Une cigarette
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un nouveau rapport publié dans la Revue canadienne de santé publique cerne les coûts annuels de soins de santé par individu qui fume, qui souffre d'obésité ou qui ne fait pas d'exercice.

Robert Strang, médecin en chef de la santé publique de la Nouvelle-Écosse, dit que ces statistiques sont utiles pour prendre des décisions quant au financement des programmes de prévention en santé.

Il n'a pas été surpris de constater qu'un fumeur coûte annuellement 3071 $ à l'État, qu'une personne obèse coûte 1453 $ et qu'une autre inactive coûte 712 $.

Il ne pense cependant pas que cela va changer le comportement de ces personnes.

« Je ne crois pas que les gens vont s'attarder à l'argument comme quoi ces facteurs coûtent cher à l'État. Par contre, les chiffres sont importants pour nous, pour le gouvernement, afin que l'on continue à investir dans la prévention. 

Tour de taille, obésitéAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tour de taille, obésité

Photo : iStock

L'obésité coûte de plus en plus cher

« Nous devons faire les choses différemment et l'argument économique nous donne un coup de pouce. Car en fin de compte, les gouvernements gardent toujours le cap sur les dépenses », souligne Robert Strang.

On estime aujourd'hui que l'obésité est la principale cause de maladies chroniques. Sur le plan national, les coûts attribués aux problèmes d'obésité sont 25 % plus élevés que ceux reliés au tabagisme.

Selon les chiffres publiés dans le rapport, l'obésité entraîne des dépenses de plus de 23 milliards de dollars au pays, tandis que l'usage du tabac coûte près de 19 milliards de dollars à l'État.

Les fumeurs représentent toujours 17,1 % de la population canadienne, alors que 46,1 % souffrent d'embonpoint, d'après le rapport.

C'est la Colombie-Britannique qui compte la plus faible proportion de fumeurs au Canada, de gens obèses et de personnes inactives.

Si chaque province réduisait ses facteurs de risques au même niveau que la Colombie-Britannique, il y aurait ainsi une réduction de 10 % du fardeau économique relié à la santé.

Pas seulement une question d'individu

Robert Strang affirme qu'il est inapproprié de rejeter la responsabilité sur les individus seulement.

« Les facteurs socio-économiques, notre historique génétique et notre niveau d'éducation sont tous des éléments importants à considérer dans les risques d'être malade ou en santé. »

L'étude a aussi évalué les coûts des entreprises sur l'absentéisme au travail. 

« Ce sont des aspects importants si vous voulez créer un système de soins de santé efficace. Nous devons mettre en place des mesures visant à réduire les facteurs de risques reliés aux maladies chroniques », dit-il.

Selon l'étude, la Nouvelle-Écosse est la deuxième province au chapitre du nombre de fumeurs, derrière Terre-Neuve-et-Labrador. Elle se classe cinquième quant au nombre de personnes obèses et inactives.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Acadie