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La Confédération des peuples autochtones du Canada dénonce Zibi

Le reportage de Marie-Ève Tremblay.
Radio-Canada

Un autre groupe autochtone s'oppose au mégaprojet immobilier Zibi du promoteur Windmill sur les Îles Chaudières et Albert.

Les îles sont reconnues comme des territoires autochtones. Toutefois, ces terres ne leur sont pas cédées.

Alors que le promoteur Windmill s'apprête à entreprendre les travaux de son projet domiciliaire, de nouvelles voix s'opposent, dont le grand chef de la Confédération des peuples autochtones du Canada, Guillaume Carle.

J'ai parlé au tribunal de médiation international, il est en attente de la plainte. Ça ne peut pas être réglé au Canada, car c'est créé par le Canada.

Guillaume Carle, grand chef de la Confédération des peuples autochtones du Canada
Guillaume Carle est le grand chef de la Confédération des autochtones du Canada.Guillaume Carle est le grand chef de la Confédération des peuples autochtones du Canada. Photo : ICI Radio-Canada

« Dans toutes les provinces, le Canada prétend que c'est leur terre, mais ce ne l'est pas, poursuit le grand chef. Elles ont été volées, donc ça prend une plainte de vol, c'est aussi simple que ça. »

Si aujourd'hui la Confédération des peuples autochtones du Canada s'oppose, certains se questionnent quant à sa légitimité. L'organisation n'est pas reconnue par l'Assemblée des premières nations du Québec et certains s'opposent au fait qu'elle parle au nom des communautés autochtones.

Ces gens-là tout d'un coup se mettent à parler au nom des Autochtones, et pour beaucoup d'Autochtones c'est le viol de leur culture. 

George Lafontaine, agent d'information pour le Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg

De son côté, un architecte reconnu, Douglas Cardinal, travaille avec les communautés autochtones depuis 50 ans. Il s'oppose fermement au projet Zibi et toutes les voix discordantes méritent d'être entendues, à ses dires.

« Plusieurs organisations n'ont pas la validité de parler au nom d'autres personnes, raconte l'architecte. C'est comme ça que le gouvernement fonctionne. Il nomme des personnes pour dénoncer les groupes qui ne sont pas légitimes. »

Le projet immobilier et commercial Zibi est déjà bien enclenché. Les premiers condos sont en vente et la construction devrait commencer cet automne.

L'entreprise Windmill affirme avoir l'appui de plusieurs communautés autochtones reconnues par le gouvernement fédéral. Elle promet d'engager des travailleurs autochtones pendant une période de 15 ans.

Zibi doit comprendre des restaurants, des espaces commerciaux et des tours à condos sur les terrains de l'ancienne usine EB Eddy (Domtar).

Ottawa-Gatineau

Société