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Î.-P.-É. : des bracelets électroniques pour des détenus?

Un bracelet de surveillance électronique

Un bracelet de surveillance électronique

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministère de la Justice de l'Île-du-Prince-Édouard songe à recourir aux bracelets électroniques pour les détenus en libération conditionnelle.

Les autorités estiment que cela permettrait de réinsérer plus rapidement les détenus en société, tout en gardant un oeil sur leurs allées et venues.

Allan Curley du ministère de la Justice soutient que, dans certains cas, ce dispositif permettrait à des détenus de se présenter au travail, à l'école ou à un programme de réadaptation.

« Ça offre un plus haut niveau de sécurité pour le grand public. »

— Une citation de  Allan Curley, ministère de la Justice de l'Île-du-Prince-Édouard.

« Ça améliore également la reddition de comptes pour les délinquants. Si vous savez que nous avons ce bracelet sur votre cheville, et que nous savons où vous êtes en tout temps, alors il y a moins de probabilité d'avoir des activités criminelles », affirme M. Curley.

Selon des documents internes, les centres de détention de l'Île-du-Prince-Édouard font face à une surpopulation, surtout les fins de semaine. Les changements apportés par le gouvernement fédéral dans les règles de détermination de la peine expliqueraient cette réalité.

Le gouvernement provincial espère que cela améliorera la situation. Les bracelets seraient aussi obligatoires pour les détenus à haut risque de récidive.

Le programme de bracelets électroniques serait mis en place dès l'automne et son coût serait de 50 000 $ à 100 000 $.

Trish Cheverie, de la Société John Howard, soutient que le gouvernement aurait dû se manifester avant pour expliquer comment il mettra en vigueur ce programme.

« Est-ce que les gens qui vont porter les bracelets devront consentir à les porter? Est-ce qu'il y aura des conditions de libération qui les obligent à les porter? », demande-t-elle.

« Vous savez, il y a toutes sortes de questions et je suis un peu surprise que nous n'en sachions pas davantage à ce sujet », soutient Mme Cheverie.

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