•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un échec de l'accord sur l'Iran menacerait le dollar, dit Kerry

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, discute de l'accord nucléaire avec l'Iran lors d'un débat organisé par Reuters. (11 août 2015)

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, discute de l'accord nucléaire avec l'Iran lors d'un débat organisé par Reuters.

Photo : Brendan McDermid / Reuters

Radio-Canada

Les États-Unis paieraient cher une rupture de l'accord nucléaire avec l'Iran et un arrêt des sanctions internationales, a fait valoir mardi le secrétaire d'État américain, John Kerry. Washington irait jusqu'à risquer son statut de réserve mondiale de monnaie. 

Si « nous nous retournons et rejetons l'accord, [...] c'est une recette très rapide, mes amis, pour que le dollar américain cesse d'être la monnaie de réserve mondiale », a-t-il prévenu lors d'un débat à New York organisé par Reuters.

C'est aussi la confiance de la communauté internationale envers les États-Unis qui en prendrait un coup, selon lui.

Même si John Kerry a reconnu que la perte de ce statut n'aurait pas lieu du jour au lendemain, le secrétaire d'État estime qu'un rejet de l'accord par le Congrès aurait « un impact défavorable marqué sur l'opinion des gens quant au leadership et à la fiabilité de l'Amérique ».

Si nous ne respectons pas cet accord, non seulement nous abandonnerons nos alliés - la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne - et les parties prenantes - la Russie et la Chine - [mais] nous perdrons [aussi] notre autorité morale.

John Kerry

Les États-Unis perdraient en outre « non seulement le soutien [de certains partenaires de Washington] en matière de sanctions mais également leur appui si nous devions avoir recours à la force militaire », a-t-il insisté.

John Kerry défend depuis des semaines l'accord intervenu le 14 juillet avec l'Iran et les grandes puissances. Selon lui, un tel accord va empêcher l'Iran de mener à bien un programme secret de production de combustible nucléaire sans que les États-Unis puissent en déceler l'existence.

Les grandes puissances ont promis en échange de lever progressivement les sanctions internationales qui visent Téhéran.

Le Congrès a jusqu'au 17 septembre pour approuver ou rejeter l'accord.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

International