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Nouvel espoir pour un Ontarien condamné pour pédophilie

L'Ontarien Neil Bantleman

L'Ontarien Neil Bantleman

Photo : Dita Alangkara/AP

Radio-Canada

La famille d'un Ontarien emprisonné en Indonésie pour pédophilie se dit encouragée par la décision d'un tribunal qui a rejeté, lundi matin, la poursuite de 125 millions de dollars américains déposée contre l'établissement où il enseignait. Neil Bantleman a été condamné en avril dernier à 10 ans de prison après avoir été reconnu coupable d'agressions sexuelles contre trois enfants de l'École internationale de Jakarta.

Un texte de Jean-Philippe NadeauTwitterCourriel

La mère de l'une des victimes de Neil Bantleman poursuivait l'École internationale de Jakarta pour 125 millions de dollars, parce qu'elle a, selon elle, failli à sa tâche de protéger son fils de six ans. Dans sa décision, la cour de district a rejeté les prétentions de la femme qu'on ne peut nommer. « Les preuves que vous avancez, écrit le juge Haswandi, sont insuffisantes pour incriminer l'établissement. »

Tracy, la femme de Neil Bantleman (en cage), après le verdictAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tracy, la femme de Neil Bantleman (en cage), après le verdict

Photo : Tatan Syuflana/AP

Jointe en Indonésie, Tracy Bantleman affichait un optimisme prudent après la victoire de l'École, parce qu'elle pourrait bien aider selon elle l'appel de son conjoint. « Nous sommes surpris, explique-t-elle, mais Neil garde toujours le moral après 13 mois de détention. » Tracy Bantleman a toujours dit que son mari était innocent et que le procès criminel avait été entaché d'irrégularités.

Harry Ponto est l'avocat de l'École, où six concierges ont aussi été condamnés pour les mêmes actes de pédophilie. L'un d'eux s'est enlevé la vie en prison l'an dernier en attendant son procès. « Il n'y a jamais eu d'agressions sexuelles dans cette école, explique-t-il, cette poursuite n'était qu'un coup monté. » L'avocat de la mère déboutée au civil a en outre été arrêté pour fraude et corruption relativement à une autre affaire, ce qui est de bon augure selon Me Ponto.

À Burlington, la famille Bantleman a toujours pourfendu le système judiciaire indonésien durant le procès. Des rapports médicaux contradictoires montraient notamment que l'enfant de six ans en question n'avait jamais été violé. Le jeune garçon s'était lui-même contredit à la barre lors de son témoignage l'hiver dernier.

Autre décision favorable

Un autre tribunal, cette fois à Singapour, a par ailleurs donné raison le mois dernier à l'École internationale pour diffamation contre la mère d'une seconde victime qui avait terni la réputation de l'établissement à l'étranger. La cour singapourienne avait statué qu'il n'existait aucune preuve médicale selon laquelle son fils avait été violé lorsqu'elle était allée le faire examiner dans ce pays au printemps 2014.

La femme qu'on ne peut nommer non plus a été condamnée à verser 230 000 dollars singapouriens à l'École et aux trois enseignants, dont Neil Bantleman, qu'elle avait montrés du doigt dans la presse locale.

Le frère du condamné, Guy Bantleman, soutient que « la cour d'appel indonésienne n'aura pas le choix de faire le parallèle avec toutes ces autres causes civiles qui (leur) ont donné raison. » Un verdict est attendu dans trois semaines. M. Bantleman croit que la victoire de l'École de ce matin donne plus de crédibilité à la défense de Neil. « Nous reprenons espoir, dit-il, un dénouement heureux semble après tout possible. » Il compte en outre sur l'opinion publique, qui s'est rangée derrière son frère.

La famille et l'employeur de Neil Bantleman ne comptent plus que sur une seule chose: le faire libérer au plus vite. L'enseignant de 45 ans ne pourrait toutefois quitter l'Indonésie dans l'immédiat advenant un acquittement en cour d'appel, puisque les procureurs pourraient toujours porter le verdict devant la Cour suprême indonésienne. « Cette éventualité est toutefois peu probable » selon Me Ponto.

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