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Le terminal de Petronas en plein milieu des saumons

Un croquis du terminal de GNL dans l'estuaire de la Riviere Skeena

Un croquis du terminal de GNL dans l'estuaire de la Riviere Skeena

Photo : soumis par Tavish Campbell

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une nouvelle étude vient appuyer les arguments des Premières Nations qui affirment que le projet de terminal de gaz naturel liquéfié de Pacific Northwest LNG, sur la rivière Skeena, pourrait faire du tort à la population de saumons.

L'étude, menée par le professeur Jonathan Moore de l'Université Simon Fraser, a analysé la génétique des saumons juvéniles de Flora Bank, la zone où le géant énergétique malaisien Petronas ambitionne d'implanter son terminal d'exportation de GNL, le long de la rivière Skeena.

Dans ses conclusions, Jonathan Moore affirme que les saumons proviennent de 40 populations différentes, couvrant plusieurs territoires des Premières Nations. Le chercheur de SFU indique que chaque année, ce sont entre 100 millions et un milliard de saumons juvéniles qui migrent à travers l'estuaire. Une série de projets de pipelines sont proposés dans la région du nord de la Colombie-Britannique. Le professeur Moore dit que « cela pose d'énormes risques pour les êtres humains ainsi que pour les saumons. »

Je ne suis pas un décideur. Je ne sais pas si ces risques sont acceptables, mais ces risques sont énormes.

Une citation de :Jonathan Moore, professeur à l'Université Simon Fraser

Le chercheur précise que le saumon peut s'adapter au changement. Par contre, avec un projet aussi gigantesque, mis en œuvre si vite, il serait impossible aux poissons de survivre. Jonathan Moore pense que « ce n'est pas un bon endroit pour construire une telle usine ».

Allen Gottesfeld de la commission de pêche de Skeena compare la région Flora Bank à une grande gare pour saumons. Et c'est cet habitat que les peuples autochtones redoutent voir endommagé si le terminal de gaz naturel liquéfié de Petronas voit le jour.

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