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Une bactérie qui permet de mieux comprendre la fibrose kystique

Fibrose kystique : recherche au CUSM

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Après cinq ans de recherche, une équipe du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) a découvert qu'une variante de la bactérie Pseudomonas aeruginosa est responsable de l'aggravation de l'état de santé des patients atteints de fibrose kystique.

Les chercheurs ont identifié le mode d'action de cette bactérie, ce qui ouvre la voie à la découverte d'autres traitements et donc à une plus longue espérance de vie. 

On est encore loin d'un nouveau traitement, mais je dirais qu'on a une meilleure compréhension et peut-être que ça va aider à trouver de meilleurs traitements dans le futur.

Le Dr Dao Nguyen, du service de pneumologie au CUSM

Les chercheurs ont étudié comment la bactérie évolue et comment elle peut affecter l'inflammation dans la maladie pulmonaire. Une mutation génétique de la bactérie cause une inflammation pulmonaire particulièrement virulente et aggrave l'état de santé des patients atteints de fibrose kystique ou d'emphysème.

Pour Sarah Dettmers, qui est atteinte de fibrose kystique, cette nouvelle lui permet d'entrevoir une lueur d'espoir. « C'est avec des découvertes comme celle-là qu'on se dit qu'on n'est pas seuls. On se bat seuls au quotidien, mais il y a une grosse armée [qui fait de la recherche] et c'est ensemble qu'on va y arriver. »

La fibrose kystique : quelques chiffres

  • Elle touche 4000 Canadiens, dont 1300 au Québec.
  • L'âge médian de survie des Canadiens est de 50,9 ans.
  • La moitié des Canadiens décédés de la fibrose kystique en 2012 avait moins de 32 ans.
  • Au Québec, 1 personne sur 20 est porteuse du gène responsable de la maladie.
  • Chaque année au Québec, une cinquantaine d'enfants apprennent qu'ils sont atteints de la fibrose kystique.

Science