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Montréal, le Hollywood des jeux vidéo et des effets visuels

Studios de WB Games

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada

[[1er de 5] « On ne se rend pas compte à quel point c'est un de nos fleurons économiques. Il y a peu de secteurs où on est premier au monde. Dans le jeu, on peut affirmer être parmi les meilleurs au monde et ça vaut son pesant d'or », affirme le chef des studios de WB Games à Montréal, Martin Carrier.

Un texte de Vincent MaisonneuveTwitterCourriel

Il n'y a plus de doute, Montréal est devenue une plaque tournante de la création de jeux vidéo, poursuit M. Carrier, qui est également président du conseil de l'Alliance numérique.

L'industrie du jeu à Montréal, c'est les mégaproductions Assasin's Creed d'Ubisoft ou encore Batman, qui a été réalisé ici, dans les studios de Warner. « Les jeux qui sont faits à Montréal sont parmi les meilleurs au monde, c'est des blockbusters, comme Hollywood fait des blockbusters au cinéma. C'est des mégaproductions à plusieurs dizaines de millions de dollars », dit-il.

Le jeu vidéo à Montréal, c'est environ 6000 emplois. Au Canada, plus du tiers des emplois dans le secteur sont concentrés dans le centre-ville de la métropole québécoise.

Montréal, c'est l'endroit où il y a la plus grande concentration. 6000 personnes dans un rayon de 2 km.

Martin Carrier, chef des studios de WB Games
Martin Carrier, chef des studios de WB Games à Montréal

Martin Carrier, chef desstudios de WB Games à Montréal

Photo : ICI Radio-Canada

Martin Carrier est convaincu que l'industrie a le potentiel de créer des milliers d'emplois additionnels.

La présence de grands studios a permis l'émergence de joueurs indépendants, et la métropole prend de plus en plus de place dans la création de jeux sur mobile ou de jeux sociaux.

« Le secteur a beaucoup évolué depuis 1997 avec l'arrivée d'Ubisoft. »

Si certains qualifient Montréal de Hollywood du jeu vidéo, de plus en plus de grandes productions hollywoodiennes choisissent de faire faire leurs effets visuels dans des studios montréalais.

Il y a beaucoup de productions, de grosses productions. L'an dernier, on a recensé environ 45 productions étrangères qui ont donné des contrats à des entreprises d'effets visuels installées au Québec.

Romain Paulais, directeur du secrétariat de la grappe audiovisuelle au Bureau du cinéma et de la télévision du Québec
Un employé dans les studios de WBGames Photo :ICI Radio-Canada

Emplois et retombées économiques

Que ce soit les effets visuels de X-Men en passant par Robocop ou encore Game of Thrones, la valeur des contrats attribués aux studios montréalais est passée de 96 millions à 139 millions de dollars en l'espace d'une année. Selon le Bureau du cinéma et de la télévision, ce secteur connaît, depuis six ans, une croissance annuelle moyenne de 26 %.

Les studios embauchent environ 1500 personnes. Et comme dans le jeu, il s'agit pour la plupart d'hommes de moins de 30 ans qui gagnent en moyenne 65 000 $ par année. On dit que l'industrie apprécie la créativité des Montréalais. Mais autant dans le jeu que dans les effets spéciaux, ce qui attire les studios, c'est bien entendu les généreux crédits d'impôt.

Le Québec est très compétitif en termes d'avantages fiscaux que l'on peut offrir à ces productions étrangères. Un producteur qui vient faire des effets visuels au Québec peut obtenir jusqu'à 38 % en crédits d'impôt. Par exemple, sur un contrat d'un million, il peut recevoir jusqu'à 380 000 $ en incitatif fiscal.

Romain Paulais, directeur du secrétariat de la grappe audiovisuelle au Bureau du cinéma et de la télévision du Québec

Le gouvernement du Québec a flirté avec l'idée de réduire les crédits d'impôt accordés à l'industrie, mais s'est finalement ravisé. « Je pense que de façon indéniable, avec le temps et pour plusieurs raisons, ce qui a été investi dans le jeu vidéo a rapporté plus que le montant initial », dit Martin Carrier.

L'arrivée des studios a donné un nouveau souffle à certains secteurs du centre-ville. « On pense à Ubisoft. Quand ils se sont installés dans le Mile-End en 1997, c'était un peu désertique », se souvient le président de l'Alliance numérique.

« Ici, chez Warner, on est près de la place Émilie-Gamelin. C'est un quartier en émergence. C'est aussi ça que ça rapporte en terme économique. » WB Games occupe aujourd'hui plusieurs étages de la Place Dupuis, un édifice longtemps boudé par l'entreprise privée.

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Économie