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Tombées dans l'oubli, les oeuvres Je bicycle revivent à Saint-Adolphe-d'Howard

Naissance, du sculpteur Armand Destroismaisons

Radio-Canada

Une dizaine d'oeuvres du sculpteur Armand Destroismaisons, exposées à l'aéroport de Mirabel jusqu'à sa démolition, seront de nouveau accessibles au public à Saint-Adolphe-d'Howard.

Dans les sculptures Je bicycle, qui se veulent un hommage au vélo, le sculpteur Armand Destroismaisons s'est représenté au guidon de différents engins roulants modifiés, du vélo-cercueil au lit à quatre roues.

Le sculpteur Armand Destroismaisons

Le sculpteur Armand Destroismaisons

D'abord exposées au Complexe Desjardins à Montréal en 1989, les 22 oeuvres ont par la suite été déplacées de façon permanente à l'Aéroport international Montréal-Mirabel.

Je bicycle est lentement tombée dans l'oubli en raison de l'abandon progressif de l'aéroport. Son créateur, Armand Destroismaisons, a lui-même récupéré les oeuvres avant le début de la démolition de l'aérogare à l'automne 2014.

La municipalité de Saint-Adolphe-d'Howard, où réside l'artiste, a alors décidé de redonner vie à une dizaine d'oeuvres de Je bicycle, qui seront exposées tout l'été devant des commerces et sur des terrains municipaux.

Merlande la Petite Coccinelle

Merlande la Petite Coccinelle

Des oeuvres dans un mauvais état

Saint-Adolphe et la MRC des Pays-d'en-Haut ont financé le transport des oeuvres, qui ont chacune nécessité de 20 à 40 heures de restauration en raison de leur détérioration avancée.

« Certains personnages, on les prenait, puis les manteaux se désagrégeaient dans nos mains, explique Marie-Ève Fortin, une sculptrice qui a supervisé la restauration. Les têtes autrefois en porcelaine ont été remoulées en résine de polyester, tout comme les personnages et leurs vêtements. »

Je bicycle a pu renaître grâce aux commerçants, qui ont déboursé les 550 $ pour remettre à neuf chacun des vélos.

« Pour nous, la culture, c'est très important, explique Naomie Goyette, propriétaire du restaurant La Petite Charette. On est un petit village, on s'entraide tous, on est tous là l'un pour l'autre. »

Cette initiative permet de redonner vie à ces oeuvres, dont le personnage central s'interroge entre autres sur l'eau, les insectes et la vie humaine et qui ont été vues par des milliers de voyageurs lors de leur séjour à Mirabel.

« Pourquoi j'ai pris la bicyclette? C'est le seul moyen de transport qui ne pollue pas, à part de la marche », explique Armand Destroismaisons.

La communauté souhaite trouver l'argent nécessaire pour restaurer tous les vélos de l'oeuvre.

Avec les informations de Valerie-Micaela Bain

Arts