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Une campagne électorale plus longue coûterait plus cher au Trésor public

Le drapeau canadien flotte sur un édifice devant la colline du Parlement, à Ottawa, le 6 février 2015.
Le drapeau canadien flotte sur un édifice devant la colline du Parlement, à Ottawa, le 6 février 2015. Photo: Jean-Sébastien Marier/SRC
La Presse canadienne

Ce ne sont pas seulement les partis politiques qui devront dépenser plus d'argent si Stephen Harper déclenche plus tôt que prévu la campagne électorale en vue du scrutin du 19 octobre.

Le Trésor public sera aussi mis à contribution. Une campagne électorale plus longue coûtera des millions de dollars supplémentaires en frais administratifs et des dizaines de millions de dollars en remboursement pour les partis politiques et les candidats.

Des observateurs s'attendent à ce que le premier ministre lance bientôt le signal de départ de la campagne électorale, peut-être même ce week-end.

Si tel était le cas, la campagne électorale s'étendrait pendant une période de 11 semaines. Il s'agirait de la plus longue campagne fédérale depuis celle de 1926. Au cours des dernières années, une campagne électorale prenait fin au bout de cinq semaines.

Selon Élections Canada, une campagne électorale de 37 jours - le minimum requis par la loi - coûterait environ 375 millions de dollars.

L'organisme ne peut estimer les coûts supplémentaires d'une campagne prolongée. Mais une porte-parole, Diane Benson, reconnaît qu'il y aura des dépenses supplémentaires.

Elle a indiqué, par exemple, que des baux plus longs devront être signés pour les bureaux des 338 présidents d'élection. Les frais de téléphone, la location d'équipements et de meubles ainsi que les heures supplémentaires des employés contribueront à l'augmentation des dépenses.

De plus, les sommes à rembourser aux donateurs seront vraisemblablement plus élevées. Chaque contributeur à un parti politique reçoit un crédit d'impôt de 75 % pour les premiers 400 $ versés, 50 % pour les 350 $ suivants et 33,3 % pour les 500 $ suivants.

Selon la Fédération canadienne des contribuables, ces crédits d'impôt représentent un manque à gagner annuel de 16 à 36 millions de dollars pour le Trésor public.

Chaque parti qui présente 338 candidats peut dépenser environ 25 millions de dollars au cours d'une campagne électorale de cinq semaines. Chaque candidat peut dépenser en moyenne environ 100 000 $. En vertu de la Loi sur l'intégrité des élections, les limites peuvent s'accroître de 1/37 pour chaque jour dépassant 37 journées. Cela représente un montant de 675 000 $ par jour pour un parti politique national et environ 2700 $ par jour pour chaque candidat.

Jusqu'à 50 % des dépenses légitimes des partis politiques peuvent faire l'objet d'un remboursement. Le plafond monte à 60 % pour un candidat.

En 2011, pour une campagne qui avait duré cinq semaines, Élections Canada estime avoir remis 60 millions de dollars. Comme on ne peut pas savoir si tous les partis et tous les candidats atteindront la limite maximale pour les dépenses, il est difficile d'estimer à combien s'élèveront les remboursements pour la prochaine.

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