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Le terrain provincial de Jericho sera vendu sans consultation publique

La parcelle comprend le centre communautaire Jericho Hill, une piscine et la West Point Grey Academy.

La parcelle comprend le centre communautaire Jericho Hill, une piscine et la West Point Grey Academy.

Photo : Google Earth

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le député provincial NPD David Eby a appris dans une lettre envoyée par le ministre de la Technologie, de l'Innovation et des Services aux citoyens, Amrik Virk, que la partie ouest des très convoités terrains de Jericho, dans l'ouest de Vancouver, sera vendue sans l'avis préalable des résidents.

La nouvelle fait l'effet d'une douche froide sur les membres de la communauté qui souhaitaient un débat public sur l'avenir de cette partie des terrains qui appartient à la province. Elle s'étend jusqu'à la rue Discovery (voir carte (Nouvelle fenêtre)) et comprend notamment le centre communautaire Jericho Hill, une piscine et la West Point Grey Academy.

Quant à la moitié est de la parcelle où se trouve notamment le terrain de la garnison, elle est détenue par la Société immobilière du Canada et par trois communautés autochtones qui en ont fait l'acquisition à l'automne 2014.

David Eby et environ 200 résidents des environs réclament du gouvernement provincial qu'il prenne en compte les besoins de la communauté avant de conclure la vente de sa partie du terrain dont le prix est estimé parmi les plus chers au pays.

« Le problème c'est qu'une fois le terrain vendu il est impossible de faire marche arrière. »

— Une citation de  David Eby, député de la circonscription Vancouver-Point Grey

La province, explique le ministre Virk, est en pourparlers avec des Premières Nations pour leur vendre la parcelle de terre. Il ajoute, dans le document, que ce n'est qu'une fois que les discussions seront terminées que de nouvelles actions sur l'avenir du terrain pourraient être entreprises.

Les espoirs déçus du CSF

La situation est extrêmement « frustrante » pour tous, souligne David Eby, et notamment pour le Conseil scolaire francophone (CSF) qui convoite un terrain dans les parcelles de Jericho pour la construction d'une nouvelle école.

Le CSF martèle depuis des mois son besoin criant d'un nouvel établissement pour l'ouest de la ville. Les parents de l'École Rose-des-Vents qui déborde ont par ailleurs obtenu gain de cause en Cour Suprême du Canada pour des installations équivalentes à la majorité anglophone (Nouvelle fenêtre) de l'ouest de Vancouver.  

La situation de l'école est aussi discutée au mégaprocès en cours pour l'éducation en français dans la province.

Cependant, même si le CSF gagne son procès contre la province, il y a peu de chances que celle-ci puisse forcer la main aux futurs propriétaires du terrain, ce qui risque de compliquer fortement la tâche du CSF.

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