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Où iront les déchets des Saguenéens?

Le lieu d'enfouissement technique (LET) de Chicoutimi, celui qui est actuellement utilisé et que plusieurs appellent encore « le site de Laterrière », sera plein en 2017. À deux ans de la fermeture, où en est-on dans le processus de remplacement du dépotoir de Saguenay et de la municipalité régionale de comté (MRC) du Fjord-du-Saguenay?

Un dossier de Gilles MungerTwitterCourriel

Les responsables du dossier à la Ville de Saguenay et à la MRC du Fjord-du-Saguenay ne veulent pas accorder d'entrevue, prétextant que toutes les parties se sont engagées à la confidentialité dans le processus en cours.

Radio-Canada a tenté d'y voir plus clair avec les scénarios possibles.

Le lieu d'enfouissement technique de Chicoutimi :

  • 51 000 tonnes de déchets annuellement pour 165 000résidents
  • Volume maximal autorisé de 1,9 million de mètres cubes
  • Coût pour les contribuables de 73 $ la tonne
  • Site privé propriété de Services Matrec

Source : Démarche de développement durable, rapport d'activité 2010-2011-2012, Ville de Saguenay

Pour consulter la carte sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre)

La gestion des matières organiques

À partir de 2020, le gouvernement du Québec interdira l'enfouissement des matières organiques.

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a écarté à court terme l'utilisation des bacs bruns, un troisième bac domestique pour se débarrasser des déchets de table.

À la Chaire en écoconseil de l'UQAC, le directeur Claude Villeneuve pense que le bac brun est un incontournable. Il explique que des entreprises comme Gazon Savard peuvent déjà accueillir toutes les matières organiques du Saguenay.

« Le compostage industriel peut composter des résidus animaux et des résidus végétaux, mais pour ça, il faut le récupérer avant. Puis, l'entreprise va revendre le compost sous forme d'un produit à valeur ajoutée », explique M. Villeneuve.

Saguenay a aussi écarté la biométhanisation des matières putrescibles. Dans ce cas, Claude Villeneuve donne raison au maire Jean Tremblay parce que la seule méthode industrielle pour fabriquer du gaz reconnue par le gouvernement du Québec est inefficace à ses yeux. La Ville de Québec vient aussi d'écarter l'option de la biométhanisation.

Saguenay prépare un nouveau plan de gestion des matières résiduelles (PGMR), qui doit être prêt à l'automne 2016. C'est dans ce plan que seront précisées les solutions pour réduire la quantité de déchets enfouis, pour disposer des déchets de table et pour fixer les objectifs de recyclage.

Une version préliminaire du PGMR sera présentée à la population à l'automne 2015 pour que la population puisse s'exprimer lors d'une consultation publique au printemps 2016.

Saguenay–Lac-St-Jean

Environnement