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Des agriculteurs inquiets manifestent en Beauce

Les agriculteurs manifestent en Beauce pour protéger le système de gestion de l'offre.

Les agriculteurs manifestent en Beauce pour protéger le système de gestion de l'offre.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Environ 600 producteurs de lait, d'oeufs et de volailles ont manifesté vendredi à Sainte-Marie, en Beauce, devant le bureau du ministre d'État à l'Agriculture, Maxime Bernier, pour réclamer la protection du système canadien de gestion de l'offre, qui stabilise les prix et les revenus des agriculteurs.

Les agriculteurs craignent que le Canada n'abandonne ce système et n'ouvre le marché aux pays exportateurs dans leurs secteurs devant les pressions des pays étrangers dans les négociations actuelles de libre échange du Partenariat transpacifique.

Or, l'ouverture aux pays exportateurs, qui subventionnent les agriculteurs et dont les prix ne peuvent être concurrencés, menace la production locale, souligne Paul Doyon, président de l'UPA Chaudière-Appalaches.

« Si on laisse rentrer des produits de l'extérieur, ça ne tiendra plus. »

— Une citation de  Paul Doyon, président de l'UPA Chaudière-Appalaches.

Il souligne que la réglementation actuelle fait en sorte que les agriculteurs produisent en fonction du marché et évitent ainsi des coûts pour des productions excédentaires. L'abolition de ce système serait de mauvais augure pour les travailleurs, de même que pour les consommateurs, soutient-il.

« Dans les autres pays où ils ont aboli ces systèmes qui ressemblaient à celui de la gestion de l'offre, il n'y a pas eu vraiment d'économie au consommateur », dit-il.

Le système de gestion de l'offre alloue un certain nombre de quotas de production aux agriculteurs, ce qui les assure de vendre leurs produits et leur garantit un certain revenu, sans subvention gouvernementale. Le gouvernement canadien s'engage par ce système à limiter l'entrée de produits importés pour que les besoins soient comblés essentiellement par la production canadienne.

Le libre-échange TransPacifique menace-t-il notre agriculture ? Le monde agricule fait pression sur le gouvernement fédéral. Entrevue avec Pierre Duhamel

Le ministre Bernier se veut rassurant

Maxime Bernier a tenté de rassurer les agriculteurs.
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Maxime Bernier a tenté de rassurer les agriculteurs.

Venu rencontrer les agriculteurs, le ministre Maxime Bernier a assuré les agriculteurs de l'engagement de son gouvernement de préserver le système actuel.

« Le mandat de notre négociateur actuellement dans les négociations en cours est le même que par le passé. Et le mandat du gouvernement [...] est de préserver le système de gestion de l'offre au Canada ».

Maxime Bernier a néanmoins souligné l'importance de signer cet accord de libre-échange avec les pays asiatiques.

Les agriculteurs ne se sont pas montrés tout à fait rassurés par les propos du ministre Bernier.

Paul Doyon souligne que le discours était le même lors de l'entente négociée il y a quelques années avec l'Union européenne et que le fromage a néanmoins pu entrer sur le marché canadien.

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