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Un résident demande à la Ville de Gatineau d'autoriser l'apiculture urbaine

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Des ruches en milieu urbain, à Gatineau.

Des ruches en milieu urbain, à Gatineau.

Photo : www.facebook.com/pages/LApiculteur-urbain-de-Hull

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un apiculteur urbain de Gatineau demande à la Ville de modifier rapidement son règlement, afin de permettre cette pratique acceptée dans de nombreuses municipalités du Québec.

Daniel Hamelin pratique depuis cinq ans l'apiculture dans le secteur de Hull, et ce, même si le règlement municipal l'interdit.

« La Ville n'intervient que s'il y a plainte. J'ai réussi à m'entendre avec mes voisins immédiats pour obtenir leur appui, sans problème », explique-t-il.

Ayant fait des représentations auprès de l'ex-maire Marc Bureau et du maire actuel, Maxime Pedneaud-Jobin, il affirme que la Municipalité est bien au courant de ses activités.

« J'ai même fait don de miel aux deux maires », lance-t-il. M. Hamelin a demandé à répétition que le règlement soit modifié, mais en vain. « Rien n'a bougé depuis 4-5 ans », rapporte-t-il.

Il suffirait, si on a la volonté politique, de soumettre une résolution au conseil municipal pour faire abroger l'article du règlement municipal qui interdit l'apiculture.

Daniel Hamelin, apiculteur urbain de Gatineau

« [Gatineau] est nettement en retard. Ça empêche la tenue de certaines activités de sensibilisation [...] par exemple la Journée de l'abeille, des activités éducatives auprès des écoles, etc. », illustre-t-il.

Article 73 du règlement municipal 183-2005 : « Nulle personne ne peut garder des ruches d'abeilles à l'intérieur du périmètre d'urbanisation tel que défini au plan d'urbanisme de la Ville. »

Des consultations publiques

De son côté, la Municipalité s'intéresse plus globalement à l'agriculture en milieu urbain. D'ailleurs, une consultation en ligne sur le sujet est prévue du 8 août au 5 septembre.

Plusieurs enjeux seront abordés, dont les jardins communautaires, les petits élevages urbains, les aménagements comestibles et les projets éducatifs, ce qui inclut l'apiculture.

Tout en approuvant ces discussions et en appuyant l'agriculture urbaine, Daniel Hamelin se désole du long processus qui en découle (consultations, dépôt de rapports, modification au règlement, etc.)

Aussi, il estime que le petit nombre d'apiculteurs - quatre ou cinq selon lui à Gatineau - « ont très peu de poids politique par rapport aux personnes qui manifestent des craintes et des inquiétudes envers les abeilles. »

La solution passerait donc par un programme de sensibilisation, estime-t-il. « Par exemple, publier des dépliants pour faire la distinction entre les guêpes et les abeilles. Le gros problème, c'est la peur des piqûres qui effraie bien des gens », illustre M. Hamelin.

La plupart [des gens] confondent guêpes et abeilles. C'est le problème central de l'apiculture urbaine.

Daniel Hamelin, apiculteur urbain de Gatineau

« La Ville de Gatineau ne pourra pas éviter d'autoriser l'apiculture dans toute la ville, comme ça se fait partout ailleurs », conclut Daniel Hamelin. « On ne voit pas d'autres issues. On s'impatiente du fait que rien n'a bougé depuis cinq ans. »

Au Québec, la réglementation exige que les ruches soient à moins de 15 mètres (Nouvelle fenêtre) d'un chemin public ou d'une habitation. Cette interdiction ne s'applique pas si le terrain est encerclé du côté de l'habitation ou du chemin public avec une clôture pleine d'au moins 2,5 mètres de hauteur et prolongée à une distance d'au moins 4,5 mètres en dehors des limites du rucher. (voir la fiche explicative ci-bas)

Le MAPAQ a publié une fiche d'information sur l'apiculture en milieu urbain :

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