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Attentat en Turquie : un suspect identifié

Une équipe d'enquêteurs a été dépêchée sur les lieux de l'explosion, à Suruç, en Turquie.

Une équipe d'enquêteurs a été dépêchée sur les lieux de l'explosion, à Suruç, en Turquie.

Photo : Stringer Turkey/Reuters

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les autorités turques ont identifié un suspect dans l'attaque qui a fait 32 morts lundi dans la ville de Suruç, à proximité de la frontière syrienne.

« Un suspect a été identifié. Ses éventuels liens à l'étranger ou en Turquie sont en cours de vérification », a déclaré le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu.

Selon des responsables turcs, les premiers éléments laissent croire à la thèse d'un attentat-suicide commis par les djihadistes du groupe armé État islamique (EI).

Le quotidien turc Hurriyet indique quant à lui que l'attaque a été commise par une jeune fille de 18 ans. D'autres médias évoquent la piste d'un homme originaire de la province d'Adiyaman (dans le sud-est de la Turquie) comme principal suspect.

En déplacement dans la province de Sanliurfa (sud-est), où se situe Suruç, le premier ministre Davutoglu a déclaré que le gouvernement allait réfléchir à de nouvelles mesures de renforcement de la sécurité à la frontière, lors d'une réunion prévue mercredi.

Ankara nie soutenir tacitement l'EI

À Istanbul lundi soir, la police a fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour disperser une foule scandant « État islamique meurtrier, Erdogan et AKP complices ». Deux personnes ont été blessées par des coups de feu lors d'une manifestation similaire dans le port de Mersin, dans le sud du pays.

Des milliers de combattants étrangers ont rejoint les rangs de l'EI via la Turquie ces dernières années, mais selon Ahmet Davutoglu, « la Turquie et les gouvernements de l'AKP (Parti de la justice et du développement, actuellement au pouvoir) n'ont jamais eu de lien direct ou indirect avec un quelconque groupe terroriste et n'ont jamais fait preuve de tolérance envers un quelconque groupe terroriste ».

Ces dernières semaines, les autorités turques ont mené une série de raids pour arrêter des membres présumés de l'EI. Elles ont également bloqué une demi-douzaine de sites Internet islamistes, incitant un groupe affilié au groupe djihadiste à accuser Ankara de persécuter les musulmans.

Les médias progouvernementaux accusent le Parti démocratique du peuple (HDP, prokurde) de chercher à exploiter l'attentat de Suruç en appelant les Kurdes à prendre les armes, une accusation vigoureusement rejetée par le chef du HDP Selahattin Demirtas.

Ce dernier a jugé « honteux » que son appel à renforcer la sécurité du siège du HDP après « ce massacre inhumain et barbare » soit qualifié d'« appel aux armes ».

Plusieurs attaques d'activistes kurdes ont été recensées durant la nuit de lundi à mardi, sans qu'on sache si elles ont un lien avec l'attaque de Suruç.

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