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Léger recul du bilinguisme au Nouveau-Brunswick

La commissaire aux langues officielles du Nouveau Brunswick, Katherine d'Entremont.

La commissaire aux langues officielles du Nouveau Brunswick, Katherine d'Entremont.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada

Le bilinguisme au Nouveau-Brunswick connaît une décroissance qui découle, entre autres, d'un déclin de la population francophone et de décisions politiques.

Des années 1950 au début des années 2000, le nombre de personnes bilingues a plus que doublé au Nouveau-Brunswick.

« Toutefois, depuis le début des années 2000, le nombre de personnes bilingues au Nouveau-Brunswick stagne, alors que le taux de bilinguisme semble maintenant en légère baisse », indique la commissaire aux langues officielles, Katherine d'Entremont.

Dominique Pépin-Filion, chercheur à l'Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques, explique que le taux de personnes bilingues dans la province est directement lié aux variations démographiques de la population francophone.

Au Nouveau-Brunswick, la majorité des francophones, soit 71 % d'entre eux, est bilingue. Chez les anglophones, une minorité seulement est bilingue, soit 15 %.

D'abord, il y a une baisse de la population francophone, qui elle est la plus bilingue de la population du Nouveau-Brunswick. Donc, toute baisse de la population francophone a un impact direct sur la baisse du taux de bilinguisme de la province.

Dominique Pépin-Filion, chercheur à l'Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques

La réforme des programmes d'immersion imposée en 2008 est une autre cause de la diminution du bilinguisme.

Le fait que l'entrée dans les programmes d'immersion a été reculée, ç'a eu un impact direct sur le taux de bilinguisme de la province. On peut le voir dans les données du recensement, par exemple, chez les jeunes enfants anglophones.

Dominique Pépin-Filion, chercheur à l'Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques

Comme le souligne le chercheur, l'immersion joue un rôle majeur dans l'augmentation du bilinguisme chez les anglophones. « On peut même estimer qu'à l'heure actuelle, ça contribue au bilinguisme chez le trois quarts des personnes bilingues anglophones », dit-il.

Le chef du Parti vert, David Coon, croit que le gouvernement doit prendre très au sérieux la diminution du bilinguisme au Nouveau-Brunswick.

« Le gouvernement, immédiatement, doit mettre en place une formation en deux langues, deuxième langue, pour les gens du Nouveau-Brunswick », estime M. Coon.

Réinstaurer le programme d'immersion précoce serait une solution, selon Dominique Pépin-Filion, mais il faudrait aussi, selon lui, sonder davantage la population pour mieux connaître les attitudes envers le bilinguisme.

D'après un reportage de Michel Corriveau

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