•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Kalabanté, un cirque Nord-Sud pour raccrocher les jeunes à la vie

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Parmi toutes les troupes qui ont vu le jour au Québec ces dernières années, Kalabanté se démarque par sa mixité culturelle et son engagement. Kalabanté, c'est l'art du cirque mélangé aux rythmes africains et aux chants inuits.

Yamoussa Bangoura, fondateur de Kalabanté Photo : Elise Mazioux

Parmi toutes les troupes qui ont vu le jour au Québec ces dernières années, Kalabanté se démarque par sa mixité culturelle et son engagement. Kalabanté, c'est l'art du cirque mélangé aux rythmes africains et aux chants inuits.

Un texte de Ginette LamarcheTwitterCourriel à Désautels le dimanche

Les racines du cirque Kalabanté sont bien ancrées au Canada et en Guinée. En soussou, une des langues parlées en Guinée-Conakry, kalabanté signifie « enfant fonceur avec un courage exceptionnel ». Ce caractère exceptionnel s'applique bien au fondateur de la troupe, le Canado-Guinéen Yamoussa Bangoura.

Dès son enfance, Yamoussa Bangoura s'entraînait avec les moyens du bord sur les plages de Conakry. Sa détermination l'a conduit à Montréal, où il s'est exercé tour à tour avec le Cirque du Soleil, le Cirque Éloize et Les 7 doigts de la main. Il a fondé ensuite sa propre troupe, composée de jeunes Canado-Africains et Québécois.

Les membres de la troupe lors d’une répétition. Photo : Elise Mazioux

L'ambition de Yamoussa Bangoura est de créer un pont entre la Guinée et le Canada. Il se sert donc de l'argent généré par les spectacles de la troupe pour retourner dans son pays, où il forme les jeunes aux arts du cirque, de l'acrobatie et de la musique.

Pour écouter cet extrait du reportage sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

Écoutez le reportage de Ginette Lamarche diffusé à Désautels le dimanche sur ICI Radio-Canada Première.

Yamoussa, le Guinéen, élargit ses horizons et son intervention sociale en s'associant à Artcirq. Ce cirque, créé dans l'extrême nord du Nunavut par Guillaume Saladin, essaie de raccrocher à la vie les jeunes tentés par le suicide.

À Igloolik, une petite localité isolée près des côtes de Baffin, l'isolement et le désœuvrement de la jeunesse inuite ont bouleversé Yamoussa Bangoura.

Pour écouter cet extrait du reportage sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

Yamoussa Bangoura est bien fier de cette collaboration avec Artcirq. Ce maillage culturel a permis à des jeunes Inuits et Guinéens d'apprendre l'art du cirque et de s'ouvrir sur le monde en faisant des tournées en Afrique, en Europe et, bien sûr, au Canada.

Une artiste de Kalabanté. Photo : Elise Mazioux

Quelques jeunes Inuits ont pu ainsi sortir de leur isolement, se raccrocher à la vie et faire connaître leur culture millénaire au monde entier.

  • La troupe Kalabanté assurera le spectacle de fermeture du festival Nuits d'Afrique, le 19 juillet à 21 h 30, sur le parterre du Quartier des spectacles.
  • Le documentaire Circus without borders (Nouvelle fenêtre), qui retrace l'intervention sociale de Kalabanté et d'Artcirq, sera présenté à l'ouverture du festival Présence autochtone.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !