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Stress post-traumatique : il y aura plus de cliniques spécialisées

Trevor Bungay est le vice-président du «trauma healing centers» à Moncton au Nouveau-Brunswick.

Trevor Bungay est le vice-président du «trauma healing centers» à Moncton au Nouveau-Brunswick.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'augmentation du nombre de vétérans souffrant des syndromes du stress post-traumatique aura des impacts sur les centres de santé et les cliniques qui prescrivent et fournissent de la marijuana aux vétérans entre autres.

La clinique Trauma Healing Centers de Moncton existe depuis un mois à peine. Elle a ouvert ses portes pour répondre aux besoins des vétérans souffrant de stress post-traumatique.

À la clinique, il y a des psychologues, des diététiciens, des massages et on y prescrit de la marijuana médicale à des anciens combattants.

Il existe des cliniques semblables à Cole Harbour, dans la région d'Halifax, à Ottawa et à Edmonton. Une centaine de vétérans y sont clients. Le fondateur de la compagnie et ancien combattant Trevor Bungay, qui souffre lui-même de stress post-traumatique, réagit à la hausse significative de vétéran atteint du syndrome.

Rappelons que le nombre de personnes souffrant du syndrome est passé d'environ 6000 à plus de 14 000 en 8 ans.

« Je pense que les chiffres sont beaucoup plus élevés. Avant que la guerre ne commence et jusqu'à il y a cinq ans passés, les gens ne savaient pas ce qu'était le syndrome de stress post-traumatique. Les vétérans ne le savaient pas. Et maintenant que le syndrome est connu, les gens en parlent et réalisent qu'ils sont malades et ont besoin d'aide, donc les chiffres augmentent », explique le vice-président du Trauma healing Centers, Trevor Bungay.

S'il y a 15 000 vétérans qui sont connus pour souffrir de stress post-traumatique, combien il y en a qui ne savent même pas qu'ils sont malades?

Une citation de :Trevor Bungay, vice-président du Trauma Healing Centers.

M. Bungay pense qu'il devrait y avoir davantage de cliniques comme les siennes pour aider à soigner les vétérans qui souffrent de stress post-traumatique et qu'il n'y a pas assez de services.

Il donne l'exemple que ça peut prendre de six à neuf mois pour rencontrer un psychologue et obtenir une prescription dans le réseau de cliniques des anciens combattants.

Il existe aussi d'autres centres comme Marijuana for Trauma, qui a davantage un rôle de facilitateur pour les anciens combattants souffrant de stress post-traumatique. L'organisation les guide vers des docteurs qui peuvent prescrire de la marijuana médicale.

Le centre le plus proche se trouve à côté de la base militaire d'Oromocto, au Nouveau-Brunswick. D'autres ont ouvert récemment ou ouvriront à Saint-Jean, Terre-Neuve, à Sydney, en Nouvelle-Écosse, à Markham, en Ontario, près de la base militaire de Valcartier, au Québec, et à Edmonton, en Alberta.

Marijuana for Trauma prévoit ouvrir une cinquantaine de centres au pays au cours des cinq prochaines années, et au rythme où le nombre d'anciens combattants souffrant de stress post-traumatique sortent de l'ombre, la clientèle est assurée.

D'après le reportage de Nicolas Steinbach

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