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Séquenceur d'ADN: les médecins de Moncton critiquent le gouvernement Gallant

Le Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont à Moncton.

Le Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont à Moncton.

Photo : ICI Radio-Canada/Michel Nogue

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les médecins de Moncton dénoncent à leur tour la décision du gouvernement provincial de donner le feu vert à l'achat d'un deuxième séquenceur génétique.

En juin, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, a annulé la décision de son ministre de la Santé qui avait bloqué l'achat d'un séquenceur par l'Hôpital régional de Saint-Jean.

Des médecins se sont réunis mercredi pour préparer leur stratégie dans cette affaire. Les médecins du Centre hospitalier universitaire (CHU) Dumont ont écrit une ébauche de lettre qui devrait en principe être envoyée aux médias dimanche.

Le nouveau président du Conseil des médecins Rémi LeBlanc explique que les médecins ne veulent pas rendre publique leur lettre tout de suite parce qu'ils veulent la soumettre à leurs collègues du Moncton Hospital qui la signeraient eux aussi.

Que les médecins des deux communautés linguistiques fassent front communs est une nouvelle en soi puisque le dossier du séquenceur génétique prend parfois les allures d'une querelle entre anglophones et francophones.

On veut manifester notre désarroi par rapport à la décision qui a été rendue par notre premier ministre tout récemment. On trouve au niveau du séquençage ici au CHU Dumont, présentement on offre un service à la fine pointe de la technologie.

Dr Rémi LeBlanc, président du conseil des médecins et dentistes du CHU-Dumont.

Les médecins ne comprennent pas pourquoi Saint-Jean se donne un séquenceur alors qu'il y en a déjà un à Moncton avec tous les experts.

« Le premier ministre a donc appuyé pour avoir du séquençage génétique à Saint-Jean alors que nous, on est déjà le chef de file en termes de séquençage génétique. On est capable d'offrir ce service-là à tout le monde. Alors que pour les patients, de faire le test ailleurs dans la province, ça ne dérange pas. Les tests sont envoyés ici. Les gens n'ont pas besoin de se déplacer », affirme Dr LeBlanc.

Dr Rémi LeBlancAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dr Rémi LeBlanc.

Photo : ICI Radio-Canada/Michel Nogue

Le président de l'Institut atlantique de recherche sur le cancer, Dr Rodney Ouellette, se dit rassuré que ses collègues de Moncton partagent son opinion. Il avoue s'être senti « bulldozé » par Saint-Jean dans ce dossier et l'appui des médecins lui fait du bien.

Quand le gouvernement Gallant a dit oui à un deuxième séquenceur Dr Ouellette a annoncé qu'il n'utiliserait plus le sien à des besoins cliniques en guise de représailles.

« S'il n'y a rien qui change au niveau des données que moi j'ai en main, je ne pense pas que l'Institut, en assumant le risque financier et en subventionnant le système de santé que nous on va changer de décision. Le conseil d'administration a vu les choses du même oeil que moi », affirme-t-il.

Ceci dit, l'Institut n'a toujours pas fermé ses appareils puisqu'il attend toujours une réponse de son principal client, le Réseau de santé Vitalité qui n'a pas encore annoncé officiellement sa décision.

Donc pour tout de suite, l'Institut atlantique de recherche sur le cancer continue d'analyser les échantillons de patients avec son séquenceur et cette controverse se poursuit de plus belle.

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