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Projet Énergie Est : Brad Wall fustige le Québec et l'Ontario

Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall.

Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall.

Photo : La Presse canadienne / Liam Richards

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre de la Saskatchewan rejette l'idée que la province devrait adopter de nouvelles lois environnementales pour que d'autres provinces acceptent d'approuver le projet de pipeline Énergie Est de la société albertaine TransCanada.

Brad Wall a fait des commentaires à cet effet avant de s'envoler pour le sommet du Conseil de la fédération à Saint-Jean, à Terre-Neuve-et-Labrador, mercredi.

« Nous devons adopter des lois environnementales pour satisfaire le Québec et l'Ontario avant d'approuver le pipeline Énergie Est, s'est-il exclamé. Je rejette catégoriquement cette idée comme principe dans la Confédération. »

Brad Wall est inquiet que les demandes environnementales trop élevées de certaines provinces empêchent le développement énergétique des autres provinces.

« Ce que nous ne ferons jamais dans notre province, et j'espère que ça ne deviendra pas monnaie courante dans la fédération, c'est que si une province juge que votre politique ne va pas assez loin, elle estimera que c'est une raison pour obstruer ou refuser un projet de transport. »

— Une citation de  Brad Wall, premier ministre de la Saskatchewan

Le premier ministre de la Saskatchewan croit que le Canada devrait miser sur l'abondance du pétrole pour assurer son développement énergétique.

Il reproche au Québec d'exiger le respect de sept conditions pour que son gouvernement accepte la portion québécoise du projet d'oléoduc Énergie Est. Le Québec veut notamment la garantie de retombées économiques et fiscales en matière de création d'emplois, une consultation des communautés locales, des évaluations environnementales et la garantie d'un plan d'intervention et d'indemnisation en cas d'accident.

La majorité des emplois créés pour le projet seront temporaires, croit Youri Chassin, de l'Institut économique de Montréal. Selon lui, après la construction du nouvel oléoduc, l'infrastructure fonctionnera de façon relativement autonome.

De son côté, l'Ontario demande entre autres que le projet d'oléoduc respecte les plus hauts standards techniques pour assurer la sécurité des citoyens et la protection de l'environnement.

La Saskatchewan au cœur du débat

Brad Wall soutient que les retombées économiques du pétrole saskatchewanais sont partagées avec les autres provinces du pays, et l'Ontario et le Québec ne devraient donc pas obliger la Saskatchewan à implanter de nouvelles règles environnementales avant de donner leur appui au projet. « Nous contribuons grandement à la péréquation, et je ne pense pas que ce genre de position soit acceptable », a-t-il prononcé. Il entend faire part de sa position aux autres premiers ministres jeudi.

D'un point de vue strictement économique, Brad Wall a raison de dénoncer ces conditions qui brimeraient la libre circulation des ressources, estime Youri Chassin. « Il faut quand même laisser passer ce genre de marchandise là, comme on laisse passer plein d'autres marchandises. C'est ça le commerce interprovincial au Canada. C'est de laisser ce genre de projet là fonctionner sans y mettre de barrières inutiles », dit-il.

Le projet d'oléoduc Énergie Est est un pipeline de 4600 km qui parcourrait six provinces pour transporter le pétrole albertain jusqu'au Québec et au Nouveau-Brunswick. Il transporterait aussi du pétrole de schiste en provenance de la Saskatchewan et du Manitoba. 

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