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Les étudiants universitaires de l'Atlantique parmi les plus endettés au pays

Des étudiants internationaux croient que l'Université de Moncton devrait imiter l'Université d'Ottawa en nivelant les droits de scolarité.
Des étudiants internationaux croient que l'Université de Moncton devrait imiter l'Université d'Ottawa en nivelant les droits de scolarité. Photo: Michel Nogue
Radio-Canada

Les quatre provinces de l'Atlantique figurent parmi les cinq au Canada où les étudiants sont les plus endettés après avoir décroché leur diplôme de baccalauréat, selon une étude de Credit Consolidated Counseling Services.

Le Nouveau-Brunswick se classe au premier rang en la matière. Un étudiant qui vient de terminer un baccalauréat dans la province a une dette qui surpasse d'environ 13 000 $ la moyenne nationale.

Pascal Haché, président de la Fédération des étudiantes et étudiants du Centre universitaire de Moncton (FEECUM), craint un exode vers les autres provinces.

« Les étudiants de 18 à 24 ans, c'est la branche d'âge où les gens sont le plus sur l'assurance chômage. C'est 12,9 % de la population étudiante, qu'une fois qu'ils graduent tombent sans emploi. C'est le double de la moyenne nationale. Après ça, avec les emplois au Nouveau-Brunswick, ça peint un portrait très inquiétant pour la prochaine génération qui s'attend de graduer et qui entre sur le marché du travail. On se demande si ces étudiants ne vont pas aller à l'extérieur, déménager. C'est de rembourser leur dette en trouvant des emplois qui paient un peu plus dans d'autres régions », affirme Pascal Haché.

Tous les chiffres, tous les indicateurs, nous font peur parce qu'il n'y en a pas un qui est positif pour la situation des étudiants au Nouveau-Brunswick.

Pascal Haché, président de la Fédération des étudiantes et étudiants du Centre universitaire de Moncton

Les étudiants au Québec s'en tirent le mieux au pays, avec une dette moyenne de 11 900 $ après le baccalauréat. Au Manitoba et en Saskatchewan, la dette moyenne est la même, soit 19 600 $.

Le Nouveau-Brunswick a éliminé dans son dernier budget un programme qui allégeait la dette de ses diplômés. Le président de la FEECUM interpelle le premier ministre Brian Gallant à ce sujet.

« On a un premier ministre qui est un ancien président de la FEECUM, et je pense qu'il comprend les réalités des étudiants. On vient de couper un programme complètement. Il n'y a pas de stratégie, pas de programme proposé encore. On est très inquiet de savoir ce que ce gouvernement va faire pour améliorer la situation des étudiants », indique Pascal Haché.

Avec les informations d'Émilie Vallières

Société