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Le projet de fusion des offices municipaux d'habitation sème l'inquiétude en région

Le jardin communautaire « dans des sacs » des résidents de l'édifice à logements de l'Office municipal d'habitation de Témiscouata-sur-le-Lac

Le jardin communautaire « dans des sacs » des résidents de l'édifice à logements de l'Office municipal d'habitation de Témiscouata-sur-le-Lac

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, veut réduire le nombre d'offices municipaux d'habitation (OMH) en les regroupant au sein d'entités régionales. Cette perspective suscite l'inquiétude dans plusieurs municipalités.

On compte au Québec 538 OMH, qui embauchent plus de 2 000 personnes. Plus de 80 % des OMH gèrent moins de 100 logements sociaux. Le gouvernement du Québec évalue différents scénarios. La Société d'habitation du Québec déposera un rapport de recommandations au bureau du ministre dans les prochains jours.

Cette réorganisation inquiète les travailleurs des OMH et les petites municipalités de l'Est du Québec, mais aussi certains gestionnaires quant au maintien des services de proximité.

Pour le directeur de l'OMH de Matane, Marc Larrivée, beaucoup d'incertitude persiste autour de cette importante réorganisation. « La seule chose dont on est certains, c'est que le nombre d'offices va passer dans la prochaine année de 538 à 100. » Il explique qu'en Matanie, par exemple, Matane va hériter des petits offices des municipalités de la MRC.

Les plus petits offices vont s'en venir vers l'office principal. C'est le gros loup qui va manger les petites brebis.

Le directeur de l'OMH de Matane, Marc Larrivée

Quant à la directrice de l'OMH de la municipalité de Saint-Siméon de Bonaventure, Odette Poirier, elle craint des impacts négatifs pour ses 28 locataires. « L'inquiétude est vraiment accentuée vers la proximité pour les locataires, leurs proches besoins, inbdique-t-elle. [À l'heure actuelle], ils peuvent appeler n'importe quand. On est disponibles en tout temps. »

Pour sa part, le conseiller en communication de la Société d'habitation du Québec (SHQ), Sylvain Fournier, indique que les disparités régionales ont été prises en compte dans les recommandations qui seront déposées cette semaine. « Il y a déjà eu création d'un office régional dans le secteur de Montréal et ça a quand même été bénéfique, mentionne-t-il. Mais, c'est vraiment du cas par cas parce que dans certaines régions, les distances sont plus importantes. »

L'édifice adminsitratif de l'office municipal d'habitation de MataneAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'édifice adminsitratif de l'office municipal d'habitation de Matane

Photo : ICI Radio-Canada/Brigitte Dubé

Incertitude aussi pour les emplois

Le Regroupement des Offices d'habitation du Québec souhaite que les emplois soient maintenus dans les différentes municipalités, malgré le processus de fusion. Malgré cela, Cloridorme et Grande-Rivière, en Gaspésie, ont adopté des résolutions pour réclamer le statut quo.

À Grande-Rivière, où on compte 108 logements sociaux, l'administration s'en irait vraisemblablement à Chandler. En plus de craindre la perte d'un emploi de directeur, le maire, Bernard Stevens, anticipe une perte pour les services de proximité.

Actuellement, pour les locataires, c'est facile d'entrer en contact avec la direction. Ils sont connus. À Chandler, à 15 kilomètres, ils vont avoir la sensation de devenir comme des numéros.

Le maire de Grande-Rivière, Bernard Stevens

M. Stevens ajoute que c'est une mauvaise nouvelle de plus à prendre, après l'abolition des conférences régionales des élus, la fusion des régies régionales de la santé et des hôpitaux.

Quant à Sylvain Fournier, il se fait rassurant et estime qu'au contraire, le regroupement d'offices d'habitation permettra d'offrir un meilleur service aux locataires.

La réalité de plusieurs petits offices, c'est que les gens travaillent à temps partiel. En créant de plus grands offices, on aura du personnel à temps plein qui pourra répondre en tout temps aux personnes.

Le conseiller en communication de la Société d'habitation du Qébec, Sylvain Fournier

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