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Le chômage demeure stable au Canada, mais augmente au Québec

Recherche d'emplois

Taux de chômage

Photo : IStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Malgré une croissance des emplois à temps plein au pays, le taux de chômage s'est maintenu à 6,8 % pour un cinquième mois consécutif en juin, un surplace attribuable à des pertes d'emploi au Québec.

Au mois de juin, quelque 6400 emplois ont été perdus au Canada. Il y a bien eu une croissance de l'emploi à temps plein de 64 800, mais celle-ci a été annulée par la perte de 71 200 emplois à temps partiel durant le mois.

L'emploi en Colombie-Britannique a crû de 15 400 et il a crû aussi de 14 000 en Ontario et de 4300 à Terre-Neuve-et-Labrador. 

Ces gains ont cependant été effacés par la disparition de 33 000 emplois au Québec, où les pertes d'emplois sont entièrement attribuables au travail à temps partiel.

Le Nouveau-Brunswick, quant à lui, en a perdu 3500.

Sam Hamad surpris

Le porte-parole de la Coalition avenir Québec en économie, André Lamontagne, se dit atterré par la perte de 33 000 emplois au Québec le mois dernier. Selon lui, il s'agit des pires pertes d'emplois depuis 2005. « Nous tirons le Canada vers le bas, alors que nous devrions être en pleine relance », avec la baisse du dollar canadien, a-t-il estimé par voie de communiqué.

Le ministre québécois de l'Emploi Sam Hamad estime que cette variation de l'emploi est « surprenante », surtout avec les bas taux d'intérêt et le niveau du dollar canadien, qui devraient « favoriser la compétitivité de nos entreprises ». Il rétorque néanmoins que l'emploi a progressé lors du premier semestre de 2015 par rapport à celui de 2014, avec la création de 39 500 emplois.

Pour le Parti québécois, le gouvernement libéral est directement responsable de la stagnation économique de la province, notamment avec ses politiques d'austérité. « Les coupes s'accumulent, il n'y a pas de politique de développement économique et les outils de concertation économique en région ont été affaiblis. Le gouvernement doit se ressaisir et rassembler tous les intervenants afin qu'on se dote d'une réelle politique de développement économique », a estimé le porte-parole en matière de Finances et de Revenu, Nicolas Marceau.

Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, abonde dans le même sens. « En période d'austérité, de disette, qu'est-ce qu'on va faire? C'est de retarder l'achat de la maison, retarder l'achat de la voiture, des rénovations, des vacances. [...] Les entreprises, c'est encore pire. Les dirigeants d'entreprises vont reporter des projets d'embauche, d'investissements. La conséquence, c'est quoi? On perd des emplois. C'est un cercle vicieux », dit-il.

Les économistes s'attendaient à ce que l'économie canadienne perde 10 000 emplois et à ce que le taux de chômage national grimpe de 0,1 point à 6,9 %, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters.

Pour visualiser ce graphique sur votre appareil mobile, cliquez ici.  (Nouvelle fenêtre)

Une récession à l'horizon?

Ces statistiques sont dévoilées alors que certains observateurs de la scène économique affirment que le Canada serait déjà en récession.

Au Canada, après avoir progressé de 63 000 (+0,4 %) au premier trimestre de 2015, l'emploi a augmenté de 33 000 (+0,2 %) au deuxième trimestre. Le travail à temps plein a connu une hausse de 143 000 au deuxième trimestre, tandis que le travail à temps partiel a diminué de 110 000 au cours de la même période.

Au cours des 12 mois ayant pris fin en juin, il y avait 176 000 personnes de plus en emploi, soit une hausse de 1 % provenant entièrement de la croissance du travail à temps plein. Durant la même période, le nombre total d'heures travaillées s'est accru de 2,1 %.

L'emploi a diminué chez les jeunes de 15 à 24 ans et augmenté chez les hommes de 55 ans et plus. Par contre, les autres groupes démographiques ont connu peu de variation.

Réaction du ministre des Finances du Canada

Le ministre Joe Oliver a commenté le rapport par voie de communiqué, en soulignant que les données mensuelles peuvent s'avérer volatiles et que l'économie canadienne avait créé cette année 96 000 nouveaux emplois nets, tous à temps plein.

Tout en rappelant certaines mesures favorisant la croissance et l'emploi mises en place par son gouvernement, Joe Oliver s'est montré confiant:

Hier, le FMI a confirmé ce que de nombreux analystes indépendants et moi-même avions affirmé : l'économie canadienne connaîtra une croissance cette année.

Une citation de :Le ministre des Finances, Joe Oliver

Des banques canadiennes estiment cependant que le pays est déjà en récession, ou en voie de l'être.

Avec les informations de La Presse canadienne

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