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Le « cube blanc » continue de susciter le débat

Philip Després lors de sa performance à la place de Paris.

Philip Després lors de sa performance à la place de Paris.

Photo : Courtoisie

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La destruction de l'oeuvre Dialogue avec l'histoire à la place de Paris par l'administration Labeaume fait encore jaser. La presse française s'est même emparée de l'histoire.

Après Le Figaro la fin de semaine dernière, Charlie Hebdo publie un article intitulé : Pulvériser une oeuvre, un acte politique, dans sa dernière édition à paraître au Québec.

L'oeuvre de l'artiste français Jean-Pierre Raynaud, un cadeau de la France à Québec, a été détruite le 16 juin pour des raisons de sécurité en raison de son état de détérioration. La sculpture, surnommée le « cube blanc », a suscité de nombreux commentaires depuis son érection à la place de Paris en 1987.

Qu'on aime ou pas l'oeuvre, l'historienne de l'art et professeure au collégial Sabrina Clitandre affirme qu'il est temps de se questionner sur la place de l'art dans l'espace public.

« La façon de faire et le concept de détruire une oeuvre quand on ne la trouve pas belle, c'est une marque d'intolérance incroyable. Est-ce qu'il va falloir mettre juste des oeuvres de bronze parce que ça marche dans la carte postale du Vieux-Québec quand on va prendre une crème glacée? »

Sabrina Clitandre déplore le manque d'ouverture aux différentes formes d'art.

Une performance remarquée

L'étudiant veut susciter le débat sur la place de l'art dans l'espace public.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'étudiant veut susciter le débat sur la place de l'art dans l'espace public.

Photo : Courtoisie

Hier, l'un de ses élèves en arts visuels, Philip Despré, a dénoncé la destruction de Dialogue avec l'histoire à la place de Paris. La manifestation a pris la forme d'une performance artistique de plusieurs heures.

En plus d'être costumé, Philip Després avait avec lui une réplique miniature de la sculpture détruite. « C'est une façon pour moi de réagir pour dénoncer la destruction de l'oeuvre. Ce n'est pas que l'on détruise cette oeuvre-là en tant que tel, mais qu'on détruise une oeuvre en général. Je crois que ce n'est pas une chose qui est convenable. 

L'artiste ému

Joint à Paris, l'artiste Jean-Pierre Raynaud a été ému par la prestation du jeune Québécois.

« J'ai trouvé ça très émouvant. Non pas simplement parce que ça défend mon oeuvre, mais parce que ça défend la liberté de l'oeuvre. »

M. Raynaud est heureux de constater que la destruction de sa sculpture permet au moins de susciter le débat sur l'art public qui n'est pas « fait pour être aimé, mais pour exister », rappelle-t-il. 

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