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Grassy Narrows : décontamination trop coûteuse, selon un rapport provincial

Coucher de soleil à Grassy Narrows

Coucher de soleil à Grassy Narrows

Photo : Martine Laberge

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les avantages de nettoyer la rivière Wabigoon, contaminée par un déversement de mercure, sont trop « incertains » pour justifier le coût élevé du projet, évalué à 20 millions de dollars, selon un rapport provincial obtenu par la CBC.

La communauté autochtone du nord-ouest de l'Ontario vit depuis 50 ans avec les conséquences du déversement de mercure par une ancienne papetière.

Le rapport provincial sur le ratio coût-avantages du nettoyage a été réalisé en 1986. Néanmoins, son auteur, l'économiste réputé Jack Donnan, dit que sa recommandation de ne pas draguer la rivière est toujours valide, même si une récente étude montre un niveau de mercure plus élevé qu'anticipé dans l'hydrosystème.

Les résultats [du nettoyage] étaient tellement variables et incertains qu'on ne pouvait pas savoir si ça allait faire une grande différence par rapport au processus naturel [de dissolution du mercure].

Jack Donnan, ancien économiste du ministère de l'Environnement

À l'époque, les retombées liées à la reprise de la pêche commerciale dans la région avaient été chiffrées à 100 000 $ par année, et celles de la pêche de subsistance pour les résidents, à 35 000 $, donc beaucoup moins que ce qu'aurait coûté l'opération de nettoyage. L'impact sur la santé des habitants n'avait pas pu être chiffré.

M. Donnan s'étonne, par ailleurs, du peu d'information donné aux Premières Nations environnantes, l'une de ses recommandations en 1986.

Dans la réserve, les résidents attribuent au mercure les malformations de leurs nouveau-nés et les retards de développement de nombreux enfants. Les adultes, eux, présentent d'autres types de problèmes neurologiques, comme la perte de motricité, le fourmillement et la faiblesse des membres ou encore de la difficulté à parler ou à déglutir.

Des chercheurs japonais ont visité la réserve l'an dernier :

L'actuelle première ministre Kathleen Wynne n'a toujours pas promis de décontaminer la rivière Wabigoon.

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