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Washington utilise les toits de ses ambassades pour écouter ses alliés

Ambassade américaine à Berlin, en Allemagne.

Ambassade américaine à Berlin, en Allemagne.

Photo : Wolfgang Rattay / Reuters

Reuters

Une nouvelle note de l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) publiée par WikiLeaks avec trois médias européens confirme que les États-Unis utilisent les toits de leurs ambassades pour « écouter » les dirigeants de pays alliés.

Cette note, citée par Libération, Mediapart et la Süddeutsche Zeitung, porte les trois lettres SCS pour « Special collection service », une unité commune à la NSA et à la CIA, spécialisée dans la surveillance clandestine.

Dans ce document, les dirigeants allemands sont notamment désignés comme des cibles. Il y est aussi question d'une conversation du 13 décembre 2011 entre un conseiller de la chancelière Angela Merkel, Nikolaus Meyer-Landrut, et un membre du premier cercle de Nicolas Sarkozy à l'Élysée, Xavier Musca.

La note est également estampillée FVEY pour « Five Eyes », ce qui signifie qu'elle est aussi destinée aux services britanniques, canadiens, australiens et néo-zélandais, dit Libération.

Selon le journal, qui s'appuie également sur une note interne de la NSA publiée l'an dernier par Der Spiegel, les États-Unis disposent en Europe d'au moins 19 stations d'écoute secrète de type SCS, comme celles qui sont dissimulées sur le toit des ambassades américaines à Paris et Berlin, notamment à Athènes, Francfort, Genève, Madrid, Rome et Vienne.

Ces dernières semaines, WikiLeaks a diffusé des notes démontrant notamment que la NSA avait écouté trois présidents français de 2006 à 2012.

Les autorités françaises n'en ont pas moins rejeté vendredi une demande d'asile du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, recherché par la justice américaine et réfugié depuis juin 2012 à l'ambassade d'Équateur à Londres.

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