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Printemps érable : poursuite contre la Ville de Québec pour profilage politique

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81 personnes avaient été arrêtées

81 personnes avaient été arrêtées

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Commission des droits de la personne intente une poursuite contre la Ville de Québec et son service de police. La Commission estime que des manifestants ont été victimes de profilage politique pendant une manifestation étudiante en avril 2012.

Lors de la manifestation du 27 avril 2012 organisée par la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) sur la Grande Allée à Québec, les policiers avaient arrêté et détenu temporairement 81 des 200 manifestants présents pour finalement remettre à certains des constats d'infraction.

La Ligue des droits et liberté de Québec avait alors porté plainte à la Commission des droits de la personne au nom de 36 manifestants. La Commission donne raison à la Ligue en affirmant que les manifestants ont été victimes de profilage politique et ont été arrêtés simplement parce qu'ils portaient le carré rouge. La Commission demande maintenant un dédommagement de 6000 $ pour chaque personne touchée. La poursuite totalise 216 000 $.

Jocelyne Dufour fait partie des 36 plaignants. Elle estime que ses droits ont été bafoués.

Nous avons porté plainte à la Commission parce que nous considérions que nous avions été arrêtés injustement, que nous avions été brimés dans notre liberté d'expression et de manifester. Comme c'était la deuxième arrestation de masse qui se produisait à Québec en moins de deux semaines, il y avait lieu de s'indigner.

Jocelyne Dufour, plaignante

Selon la requête, il s'agirait de profilage politique destiné à décourager la tenue d'autres manifestations.

Jocelyne DufourAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jocelyne Dufour

Photo : Radio-Canada

La Commission entend démontrer que le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a bafoué la liberté d'opinion, d'expression et de réunion pacifique des manifestants sur la base de leurs convictions politiques.

En plus des sommes réclamées, la Commission demande que les dirigeants du SPVQ soient mieux formés sur les droits fondamentaux, comme la liberté d'expression et de manifestation.

Le maire de Québec et la direction du Service de police de la Ville de Québec ont refusé de commenter le dossier.

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