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Étudier Pluton : un Québécois participe à l'opération

Gravelbourg Still standing

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

C'est une mission délicate que mènent à distance le Québécois Frédéric Pelletier et son équipe chargés de positionner la sonde américaine New Horizons, qui approche à grands pas de sa destination finale, Pluton.

Le dispositif de la NASA New Horizons, lancé en 2006, devrait parvenir autour de Pluton et son système lunaire le 14 juillet, après avoir parcouru près de 5 milliards de kilomètres.

L'ingénieur de formation établi à Québec et qui travaille pour Kinet X, un sous-traitant de la NASA, agit à titre de chef de navigation. Il a la tâche de s'assurer que la sonde, qui a la taille d'une camionnette, se dirige le plus près possible du centre de Pluton, d'où elle pourra tirer des données précieuses pour les scientifiques.

« Toute l'équipe scientifique se fie sur nous pour être à la bonne place parce que plus on approche, plus Pluton grossit et plus ça devient important d'avoir la bonne position relative parce que, sinon, à un moment donné la caméra ne sera pas pointée sur la cible », mentionne M. Pelletier.

Pour ce faire, le chef de navigation analyse constamment sur son ordinateur, à la maison, les données qui lui parviennent, images et signaux radio, pour vérifier la position de la sonde et corriger la trajectoire afin de s'assurer qu'elle atteindra la cible qui se précise, explique Frédéric Pelletier.

« Au départ, Pluton, notre cible, est incertaine. On ne sait pas exactement où elle est. On a une incertitude d'à peu près 1000 km sur la position de Pluton et les scientifiques nous demandent de réduire cette incertitude à 100 km ou 150 km », dit-il.

L'opération est d'autant plus délicate qu'elle demande d'analyser rapidement de nombreuses données venant de la sonde. Aussi, le temps de communication avec la sonde doit être pris en compte : il faut 4 h 30 pour que la sonde reçoive les informations envoyées.

Représentation de la Nasa de New Horizons près de Pluton et sa lune, Charon, derrière.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Représentation de la Nasa de New Horizons près de Pluton et sa lune Charon derrière.

Photo :  Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/Southwest Research Institute (JHUAPL/SwRI)

Frédéric Pelletier estime que la sonde est en bonne voie d'atteindre sa cible. Il quittera Québec dans les prochains jours afin de participer aux dernières manoeuvres d'approche depuis le centre de contrôle avec son équipe au Maryland.

La mission New Horizons représente une première dans l'histoire de l'exploration spatiale. La sonde sera la première à se rendre aussi loin dans cet environnement du système solaire.

La sonde collectera des données précieuses sur la géologie et la géomorphologie de Pluton.

Mise au point

Dans une version précédente de cet article, nous écrivions que M.Pelletier était ingénieur. Or, s'il est ingénieur de formation, il n'est pas membre de l'Ordre des ingénieurs du Québec.

Quelques chiffres sur la mission :

  • New Horizons a été lancée en 2006
  • Arrivée prévue le 14 juillet 2015
  • Temps de communication avec la sonde : 4 h 30 m
  • Vitesse de la sonde : près de 50 000 km/h
  • Distance entre la Terre et Pluton : près de 5 milliards de kilomètres
  • Pluton a un diamètre de 2300 km

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